Confinement : les commerçants lyonnais manifestent de nouveau pour demander la réouverture de leurs établissements

Environ un millier de personnes ont défilé à Lyon lundi. C’est la troisième manifestation des indépendants et des commerçants. Ils demandent la possibilité de pouvoir rouvrir leurs commerces.

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Radio France
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Des commerçants, contraints de fermer leurs boutiques à cause du confinement, manifestent à Lyon, le 16 novembre 2020. (JOEL PHILIPPON / MAXPPP)

"On veut travailler !" Ce slogan, c'est celui de ces commerçants lyonnais vêtus de noir qui ont manifesté lundi 16 novembre dans les rues de la ville. Ce rassemblement, le troisième depuis le début du mois, a regroupé environ un millier de personnes. Anne Delaigne, créatrice de vêtements, était présente dans le cortège. Elle est porte-parole d’un collectif d’indépendants qu’elle a monté il y a moins d’un mois à Lyon. "C’est une colère qui monte, dit-elle. En dehors du fait de ne pas être entendus, on n’a plus de solution pour notre avenir."

On a sacrifié les indépendants sur l’autel de la crise sanitaire

Anne Delaigne

franceinfo

"Les aides, on n’en voit quand même pas beaucoup la couleur. Il y a beaucoup d’effets d’annonce mais il n’y a pas grand-chose derrière. Elles ne sont quoiqu’il en soit pas à la hauteur de nos pertes d’exploitation. On n’a pas vocation à vivre d’expédients et d’aides de toutes façons. On a vocation à vivre de notre travail."     

Pas assez de soutien pour faire face  

Les commerçants demandent une compensation sur leurs pertes d’exploitation mais également d’être déchargés de leurs loyers. Ces commerces dits non essentiels  espèrent rouvrir le 1er décembre voire le 27 novembre au moment du Black Friday. En revanche, pour les bars et restaurants la perspective de réouverture s’éloigne et cela va faire beaucoup de dégâts, prévoit Laurent Duc, président de l’UMIH, la principale fédération du secteur :"C’est un million de salariés, 250 000 entreprises. En Mars on aura un tiers des entreprises qui ne passeront pas le printemps et on va mettre 250 000 personnes au chômage. Il n’y a pas de négociation ! Nous on est la variable d’ajustement et on passe systématiquement à la trappe." Le cortège lyonnais a pris la direction de la Préfecture où une délégation devait être reçue.

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