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Confinement : l’interdiction de la pratique sportive en journée n’était "pas tout à fait adaptée à la réalité", selon le maire d’Asnières-sur-Seine

Manuel Aeschlimann salue le retrait de l'arrêté interdisant la pratique sportive en journée. Selon lui, il faut que les élus soient "pragmatiques" et ne tombent pas dans un "concours Lépine de toutes les inventions d’arrêtés qui peuvent, sinon attenter aux libertés des gens, du moins créer de la confusion".

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Radio France
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Manuel Aeschlimann, le maire d'Asnières-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine. (MEHDI FEDOUACH / AFP)

L’interdiction de la pratique sportive entre 10 heures et 19 heures est une "décision préfectorale qui n’était pas tout à fait adaptée à la réalité des choses", a expliqué jeudi 16 avril sur franceinfo Manuel Aeschlimann, le maire d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), alors que le jogging est à nouveau autorisé dans une large partie de l’Île-de-France en journée, sauf à Paris et dans quelques communes du Val-de-Marne.

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Plus généralement, Manuel Aeschlimann pense que les arrêtés qui permettent de "compléter le dispositif gouvernemental" lié au confinement doivent être évalués "par les maires de façon très pragmatique". "Quand ça fonctionne tant mieux, il faut les maintenir, quand ce n’est pas utile, il vaut mieux les retirer, juge-t-il. Je pense que le préfet a eu raison de retirer son arrêté parce que dans la pratique on s’est rendu compte que ça n’apportait aucune amélioration."

Ça amenait tous les joggeurs à faire leur jogging à la même heure. On préfère que les choses soient diffuses sur la totalité de la journée. C’est une décision sage que d’avoir retiré cet arrêté.

Manuel Aeschlimann, le maire d’Asnières-sur-Seine

à franceinfo

Le maire d’Asnières-sur-Seine a indiqué avoir pris un arrêté pour imposer un couvre-feu le soir "pour éviter des attroupements qui sont dangereux pour la santé des gens". Cet arrêté a, selon lui, montré "son efficacité", mais il ne faut pas non plus tomber dans un "concours Lépine de toutes les inventions d’arrêtés qui peuvent, sinon attenter aux libertés des gens, du moins créer de la confusion", a-t-il souligné. "Plus de 1 300 PV" ont été dressés à Asnières-sur-Seine depuis le début du confinement, a encore précisé Manuel Aeschlimann.

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