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Confinement, conservation des données, propos polémiques de Didier Lallement : le "8h30 franceinfo" de Christophe Castaner

Invité sur franceinfo lundi, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est revenu sur les sujets du moment : les contrevenants au confinement, les propos jugés déplacés du préfet de police de Paris, ou encore le nombre de masques produits en France pour endiguer la propagation de l'épidémie. 

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Christophe Castaner, le 12 mars 2020, à Paris.
Christophe Castaner, le 12 mars 2020, à Paris. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Invité sur franceinfo lundi 6 avril, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a d'abord assuré qu'"aucune donnée saisie" n'était conservée lors de la crise du coronavirus alors qu'une attestation numérique de déplacement dans le cadre du confinement a été mise en ligne depuis lundi 6 avril au matin par le gouvernement. "Une fois rempli, le formulaire émet un fichier PDF avec un QR code, a expliqué le ministre. Les forces de l'ordre peuvent le scanner à distance et aucune donnée saisie n'est intégrée dans un fichier. Rien n'est stocké, aucun fichier n'est constitué."

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Le port d'un masque "grand public" ou "alternatif" aux masques médicaux devrait être rendu obligatoire pour les sorties pendant la période de confinement et lors de sa levée, a recommandé vendredi l'Académie de médecine. Cette recommandation ne va pas à l'encontre de la doctrine du gouvernement, a estimé Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, interrogé sur cette question.

Christophe Castaner a par ailleurs alerté sur le risque "de relâchement" surtout en cette période de beau temps.

La meilleure protection c'est de respecter le confinement. On a le droit de sortir pour promener son chien ou faire ses courses. Mais ce n'est pas en fonction de la météo.

Christophe Castaner

à franceinfo

"Nous avons constaté que les Français n'ont pas pris ce risque [de partir en vacances]. Bien sûr, il y a eu des infractions, il y a quelques comportements toujours imbéciles. Nous avons fait 1,4 million de contrôles depuis vendredi matin", a déclaré Christophe Castaner.

Le confinement fragilise malheureusement certaines populations : depuis le début du confinement, les violences conjugales et familiales ont augmenté. Selon le ministère de l'Intérieur, les signalements de faits ont ainsi augmenté de 32% en zone gendarmerie et de 36% dans la zone de la préfecture de police de Paris pendant la première semaine. "Cette tendance se confirme", a déploré le ministre.

500 000 masques produits par jour

Face au manque de masques non médicaux, "45 entreprises [en France] travaillent pour faire des masques qui donnent des garanties d'un très haut niveau".

Nous sommes à 500 000 masques produits par jour aujourd'hui. Nous avons l'objectif de passer à un million par jour d'ici la fin du mois.

Christophe Castaner

à franceinfo

"À ce moment-là nous déciderons, en fonction des préconisations médicales, de les faire porter ou non", a indiqué Christophe Castaner. S'ils doivent être portés à tout moment, le ministre le fera : "Je veillerai à être exemplaire."

Enfin, au sujet des propos de Didier Lallement, préfet de police de Paris, qui avait établi un lien direct entre les patients atteints du coronavirus en réanimation et le non-respect des consignes de confinement, le ministre a estimé l'"incident" "clos". "Il continue sa mission de faire respecter le confinement à Paris, et dans les départements alentour, a poursuivi Chrisophe Castaner. C'est tout ce que j'attends de lui et je n'ai pas plus de commentaires à faire." 

Didier Lallement avait affirmé vendredi matin que "ceux qui sont aujourd'hui hospitalisés, qu'on trouve dans les réanimations, sont ceux qui au début du confinement ne l'ont pas respecté." "Il y a une corrélation très simple",assurait-il alors devant les caméras.

Christophe Castaner, le 12 mars 2020, à Paris.
Christophe Castaner, le 12 mars 2020, à Paris. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)