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Cérémonies religieuses : "Nous avons proposé au gouvernement un plan de déconfinement extrêmement précis", assure Monseigneur Leborgne

Dans ce plan, le vice-président de la Conférence des évêques de France explique sur franceinfo mettre en oeuvre "toutes les mesures sanitaires, de distanciation, pour ne pas faire n'importe quoi".

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Radio France
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Monseigneur Olivier Leborgne, lors d'une messe en la cathédrale d'Amiens, le 30 septembre 2018. (FRED HASLIN / MAXPPP)

La Conférence des évêques a dit, jeudi 30 avril, espérer que les cérémonies religieuses puissent reprendre, quelques jours avant le 2 juin, et plaidé pour que la classification du territoire en zones vertes et rouges en fonction du niveau de déconfinement, s'applique aussi aux diocèses. "Nous avons proposé au gouvernement un plan de déconfinement extrêmement précis", a expliqué ce dimanche 3 mai sur franceinfo Monseigneur Olivier Leborgne, vice-président de la Conférence des évêques de France, évêque d'Amiens.

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franceinfo : La Conférence des évêques de France demande que les cérémonies religieuses puissent reprendre avant le 2 juin, notamment pour la Pentecôte, le 31 mai. Où en est votre demande ?

Monseigneur Olivier Leborgne : Nous sommes en dialogue avant le gouvernement, avec les représentants et nous travaillons avec toutes les religions qui sont en France, l'Islam, le protestantisme, l'orthodoxie et le judaïsme. S'il y a une bonne surprise, il y aura une bonne surprise. On serait tous heureux que cela puisse être avancé. Donc, on dialogue dans ce sens-là et on verra ce qu'il en sera.

L'évêque de Nanterre parle d'un défaut de respect des croyants et de la liberté religieuse. Qu'en pensez-vous ?

Je crois que certains propos lapidaires de certains responsables politiques ont pu blesser les chrétiens dans la douleur de ne pas pouvoir retrouver celui qu'on aime. On comprend aussi, il faut tout faire pour que la pandémie ne se développe pas donc on participera à l'effort de la nation. Après, on peut s'interroger. Est-ce que la dimension spirituelle est structurante de la croissance humaine et sociale ? Nous le croyons profondément. Il faut refaire nos forces pour servir et aimer.

Qu'est-ce qu'il manque aux croyants ?

Ce qui fait le cœur de la vie c'est la relation, on le voit bien avec nos anciens qui sont seuls, avec les grands malades. La relation appelle la rencontre. Quand la rencontre physique n'est pas possible, on téléphone, ou on passe par les moyens numériques, mais elle manque la rencontre. Pour les chrétiens, la messe c'est quelque chose de l'ordre de la rencontre de Dieu, du frère et c'est capital. C'est douloureux mais on va attendre.

Faute de cérémonie dans les églises, elles ont lieu sur internet. Comment vivez-vous les cérémonies en version numérique ?

C'est mieux que rien et nous avons proposé au gouvernement un plan de déconfinement extrêmement précis où on met en œuvre toutes les mesures sanitaires, de distanciation, pour ne pas faire n'importe quoi. On s'est inspiré de nos amis suisses et allemands qui ont fait des choses très précises. Nous comprenons qu'il y a des gestes barrières qu'il faudra continuer longtemps et nous le ferons sans état d'âme.

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