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Les lieux de culte ne rouvriront pas en mai, annoncent des responsables religieux après une audio-conférence avec Emmanuel Macron

Selon ces responsables de cultes et de loges maçonniques, le chef de l'Etat "a parlé de mi-juin", car "ce serait ridicule de prendre le risque d'ouvrir et de devoir refermer après".

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France Télévisions
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Une femme devant l'entrée de l'église Saint-Germain l'Auxerrois à Paris, le 10 avril 2020. (BERTRAND GUAY / AFP)

Emmanuel Macron reste prudent sur la possibilité de rouvrir les lieux de culte lors du déconfinement lié au coronavirus. Il a évoqué une période d'observation jusqu'à "mi-juin", ont rapporté à l'AFP des responsables de cultes et de loges maçonniques, après une audio-conférence avec le président de la République, mardi 21 avril. Dans tous les cas, une réouverture se ferait avec respect des gestes barrières et des mesures de distanciation.

La réouverture des lieux de culte, "ce sera sans doute plutôt pour le mois de juin plutôt que tout de suite, et encore, il faudra connaître les conditions très spécifiques de sécurité sanitaire", a déclaré le président de la Fédération protestante de France, François Clavairoly. "Cela n'est pas à l'ordre du jour le 11 mai", date prévue du début du déconfinement. Le président "a parlé de mi-juin", a ajouté le pasteur, précisant que le plan actuellement préparé par le gouvernement donnerait des détails.

"Une période d'observation d'un mois"

"On n'ouvrira pas nos lieux de culte si on n'est pas certains qu'il n'y a pas de risques, et le président nous a dit que ce ne serait pas avant début juin, mi-juin", a confirmé le grand rabbin de France, Haïm Korsia. Pour Emmanuel Macron, "ce serait ridicule de prendre le risque d'ouvrir et de devoir refermer après. On n'a aucune idée des conséquences du déconfinement", a-t-il ajouté.

Pour Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, "ce sera extrêmement progressif". "On sent que la tendance générale est à une très grande prudence, en particulier dans tout ce qui pourrait être brassage de gens venus de régions différentes". "On a compris qu'il y aurait une période d'observation d'un mois et que si tout se passait bien, il y aurait une réouverture", a noté Jean-Philippe Hubsch, grand maître du Grand Orient de France, dont les temples maçonniques sont fermés.

Les participants ont aussi échangé sur les thèmes de la santé, selon leurs propos. Etaient également présents, entre autres, les cultes musulman, bouddhiste, orthodoxe, ainsi que plusieurs obédiences maçonniques, la Fédération nationale de la Libre-Pensée, le Comité Laïcité République, et, côté gouvernement, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner.

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