Environnement : trois questions sur le "Toxi-Score" annoncé par Barbara Pompili

Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, a annoncé sur franceinfo l'arrivée sur les étiquettes d'un "Toxi-Score" à partir de 2022. Un indicateur pour connaître le degré de nocivité d'un produit ménager. 

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Radio France
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Illustration produits ménagers. (FRANCOIS DESTOC / MAXPPP)

Un nouvel indicateur va apparaître sur nos produits de consommation. "Nous allons mettre en place un Toxi-Score sur les produits ménagers", a annoncé la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, vendredi 7 mai sur franceinfo. Une mesure qui prend place dans le cadre du quatrième plan national Santé-Environnement.

franceinfo revient sur cette annonce et fait le point sur ce que l’on sait de ce "Toxi-Score" qui doit arriver sur les étiquettes "à partir de 2022".

Quel est l’objectif du Toxi-Score ?

L’idée d’un Toxi-Score n’est pas nouvelle et avait déjà été proposée par des associations il y a quelques années notamment par la Ligue contre le cancer en 2018 ou encore par 60 millions de consommateurs. Ce dernier proposait de son côté un "Ménag’score", c'est-à-dire "un système d’étiquetage simple et immédiat s’appuyant sur la base de référentiels scientifiques." Une nécessité pour l'association qui démontrait dans une enquête que sur 100 produits ménagers testés, la moitié doivent être jugée comme "dangereux, voire très dangereux".

En décembre 2019, le rapport de la mission d’information sur les perturbateurs endocriniens présents dans les contenants en plastique alimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques, propose la mise en place d’un Toxi-Score pour sensibiliser les consommateurs. Il s’agit d’informer les consommateurs grâce à "un pictogramme mentionnant la présence suspectée, présumée ou avérée de perturbateurs endocriniens". Mais aussi "d’accompagner le score des mesures de prévention des risques à prendre par le consommateur".

Pour Claire Pitollat , co-rapporteure de la mission d’information, il s’agit de permettre "au consommateur d’être rapidement informé de la présence de substances chimiques dangereuses et plus largement de reprendre la main, et ce pour que les produits soient développés de façon vertueuse." Une idée que soutenait la ministre de la Transition écologoique. "Le Toxi-Score, qui permettrait de savoir tout de suite si on a affaire à un produit ménager qui est assez neutre ou dont les effluves sont, au contraire, dangereux, serait notamment très apprécié par le consommateur", expliquait Barbara Pompili lors de son audition en décembre 2019 devant la Commission d’enquête sur l’évaluation des politiques publiques de santé environnementale.

Quels produits sont visés ?

Ce Toxi-Score "concerne tous les produits ménagers", indique vendredi sur franceinfo la ministre de la Transition écologique avec un objectif de simplification. ”Aujourd'hui, les étiquettes de ces produits sont très complexes. On ne sait pas très bien comment s'en servir. Il faut qu'on sache au premier coup d'œil s'il faut prendre des précautions d'utilisation, par exemple mettre des gants ou bien aérer la pièce”, explique Barbara Pompili.

En novembre 2018, la Ligue nationale contre le cancer préconisait, elle, un Toxi-Score aussi pour les produits de la vie quotidienne : cosmétiques, vêtements, objets de décoration ou mobiliers.

À quoi peut ressembler ce Toxi-Score ?

L'indicateur doit s’inspirer modèle du "Nutri-Score", ce système d'étiquetage qui classe les produits alimentaires de A à E et du vert au rouge, en fonction de leur valeur nutritionnelle. Le pictogramme doit être "très simple, très lisible, accessible à chacun de nos concitoyens, figurant sur chaque emballage et permettant de savoir quel est le degré de nocivité au regard des perturbateurs présents, qu’ils soient suspectés, présumés ou avérés, en se fondant sur la classification de l’Anses", expliquait Laurianne Rossi, co-rapporteure de la mission d’information sur les perturbateurs endocriniens.

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