Yuka condamnée à verser 3 000 euros pour "dénigrement" après un article critiquant les emballages alimentaires

La Fédération française des industries des aliments conservés a poursuivi la société éditrice de l'application pour une note de blog publiée en octobre 2019 et titré "Halte aux emballages alimentaires".

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un consommateur utilise l'application Yuka dans un supermarché de Valence (Drôme), le 11 novembre 2019. (NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS / AFP)

Yuka, une application populaire qui note les aliments, a été condamnée à verser 3 000 euros à la Fédération française des industries des aliments conservés (Fiac), le 5 mars. La société éditrice de l'application doit verser cette somme après un article sur son blog, publié en octobre 2019 et titré "Halte aux emballages alimentaires". La décision en référé du tribunal de commerce de Versailles a ordonné à Yuka de supprimer les passages litigieux, sous astreinte de 500 euros par jour de retard et par infraction constatée.

>> Comment fonctionne Yuka, l'appli qui vous mâche le travail en déchiffrant les étiquettes et en notant les aliments ?

Le Figaro rapporte que la Fiac a attaqué Yuka, faisant valoir que la note de blog faisait un amalgame ente les conserves et l'aluminium. L'article laissait entendre que les conserves seraient affectées par le risque lié à l'aluminium. Or, d'après l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), "les effets toxiques de l'aluminium portent essentiellement sur le système nerveux central (encéphalopathies, troubles psychomoteurs) et sur le tissu osseux", précise le quotidien. La Fiac reprochait à Yuka de confondre les conserves en fer blanc et celles en aluminium.

Un avis partagé par la justice française. "La tonalité des propos contenus dans le blog manque de mesure par une généralisation abusive relative à tous les emballages dans lesquels les aliments sont conservés", écrit la justice dans ces conclusions, relayées par le site spécialisé Légalis. Elle a assimilé cette publication à un dénigrement et à une pratique commerciale nuisant aux industriels. Finalement, Yuka a décidé de totalement supprimer l'article incriminé.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.