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Face à la pandémie, le fret de marchandises et le secteur de la logistique ont su rebondir et innovent de plus en plus, entre retour vers le ferroviaire, coordination intermodale et robotisation.

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Radio France
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Le retour du ferroviaire pour le transport des marchandises, mais aussi, la robotisation et la coordination intermodale. (Illustration) (JOPSTOCK / MOMENT RF / GETTY IMAGES)

Du lundi 13 au mercredi 15 septembre 2021, la semaine de l’innovation, du transport et de la logistique (SITL) s’est tenue Porte de Versailles à Paris. Le salon a rassemblé un large panel d’innovations dans le domaine du stockage, du transport et de la livraison de marchandises.

Un secteur attractif, malgré la crise sanitaire

Depuis le début de la crise sanitaire, les Français font de plus en plus leurs achats en ligne. Les commandes sur Internet ont ainsi bondi de 30% entre 2019 et 2020. Le secteur se porte donc bien, malgré la pandémie.

“La logistique représente 1,8 million d’emplois, sur tous les territoires, dans les entrepôts, dans les transports... Ils sont ouverts à tous les niveaux de qualification. Aujourd’hui, il y a une difficulté à recruter. Nous devons réfléchir sur les sujets de formation et d’attractivité de nos métiers.” Anne-Marie Idrac, présidente de France Logistique

Les acteurs du secteur portent donc une attention particulière à la formation de leurs employés. Des entreprises de transport routier comme Kuehne Nagel ont ainsi développé des simulateurs de conduite, pour permettre à leurs chauffeurs de se perfectionner en toutes conditions.

"L’objectif est de passer de 9% des marchandises qui transitent aujourd’hui par les rails, à 18% en 2030", a déclaré le ministre Jean-Baptiste Djebarri, lundi 13 septembre. (Illustration) (THOMAS WINZ / THE IMAGE BANK RF / GETTY IMAGES)

Et l’environnement ?

Cette attractivité passe aussi par l’effort environnemental. Dans 80% des cas, les marchandises sont aujourd’hui transportées par camion, avec un coût écologique et de santé publique important. Pour se verdir, le secteur se tourne vers le ferroviaire. Lundi 13 septembre, le gouvernement a annoncé de nouvelles aides publiques en faveur de ce mode de transport.

“L’objectif est de passer de 9% des marchandises qui transitent aujourd’hui par les rails, à 18% en 2030. Un milliard partagé entre l’engagement de l’État, des collectivités et le cofinancement de l’Union européenne permettra de réamorcer le marché” a notamment déclaré Jean-Baptiste Djebarri, ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, chargé des Transports.

Toutefois, pour de nombreux acteurs du secteur, ces fonds restent insuffisants pour concurrencer la route.

Une coopération entre tous les moyens de transport

Face à l’impératif écologique et aux difficultés d’accès aux villes, le secteur de la logistique et des transports doit parfois redoubler d’inventivité pour assurer les livraisons.

Accéder à l’intérieur des villes n’a jamais été vraiment possible par le ferroviaire et l’est de moins en moins avec les camions. En revanche, le fleuve permet d’accéder de manière très fine aux villes, et le chemin peut ensuite être terminé par des modes propres.

Thierry Guimbaud, directeur général des Voies Navigables de France

Ces solutions du “dernier kilomètre” sont en effet primordiales pour soutenir l’effort environnemental de tout le marché. Mais celles-ci doivent aussi être rentabilisées car elles représentent 20% du coût total du fret de marchandises.

Exemple de drone utilisé dans le Var pour transporter des colis.  (FRANK MULLER / MAXPPP)

Retour vers le futur

Pour ces solutions “dernier kilomètre” on voit apparaître des véhicules sans chauffeurs et même des drones ! En France, La Poste utilise déjà ces petites machines autonomes dans l’Isère et dans le Var.

Les robots arrivent aussi dans les entrepôts. Sur le même modèle que dans nos pharmacies, le robot reçoit directement la commande et la prépare de façon autonome. On envisage même d’expédier les colis dans des tuyaux souterrains, qui servaient autrefois à… envoyer des télégrammes !

Mais que l’on se rassure, la disparition des métiers de la logistique n’est pas sur la table. “Cette technologie ne remplace pas tout à fait le métier de magasinier. Il y a encore des tâches qui nécessitent un magasinier, mais pour des questions de productivité et de traçabilité, certains auront besoin du robot plutôt que d’un magasinier.” Olivier Resano, directeur commercial de MEKAPHARM.  

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