Avions privatisés et sécurisés, trains, bateau... Quels transports pour les chefs d'Etat ?

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Lorsqu'ils se déplacent, notamment à l'étranger, les chefs d'Etat embarquent aujourd'hui sur des avions opérés par les militaires ou des avions de ligne privatisés, délaissant le train, le bateau ou la voiture.

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Radio France
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Un avion de la République Française. (JEAN-LUC FL?MAL / MAXPPP)

Comment se déplacent les chefs d'Etat ? La plupart d'entre eux et leurs gouvernements ont à leur disposition des avions opérés par les militaires ou des avions de ligne privatisés tels que le Concorde pour le président Mitterrand ou la Caravelle avec le général de Gaulle.

En France, l'armée de l'air opère une flotte d'une quinzaine d'avions, dont des Falcon et des Airbus. Les avions des chefs d'Etat sont équipés de moyens de communication cryptés et pour certains de leurs anti-missiles. "L'avion a une bulle de sécurité autour de lui, explique ainsi Fabien F., ancien pilote de la flotte d'Etat. Dans cette bulle, il va y avoir un système qui va déclencher des leurres électromagnétiques qui font que cela va leurrer le missile qui pourrait aller vers l'avion. Cette source va attirer le missile ou la charge explosive vers lui et donc du coup pas vers l'avion."

Jusque dans les années 1980, le succès du train

Avant l'avion, les chefs d'Etat voyageaient en train. Jusque dans les années 1980, il existait des trains présidentiels en France. Très utilisés autrefois, il est même arrivé qu'un président manque à l'arrivée, comme Paul Deschanel, un peu distrait, qui, en 1920, s'était retrouvé sur la voie en pyjama. Aujourd'hui, c'est un transport peu utilisé, sauf par Kim Jong-Un, le président nord coréen, qui a parcouru plus de 5 000 kilomètres pour rencontrer Donald Trump. Les nécessaires mesures de sécurité, telles que l'inspection préalable des trains et de la longueur du parcours, ont privilégié l'avion qui, finalement, est plus souple et moins cher.

Le bateau abandonné

Les chefs d'Etat ont abandonné le bateau. Le Britannia, le yacht royal de la reine d'Angleterre, sert ainsi aujourd'hui de musée à Edimbourg, tandis que le bateau à roues et à vapeur du roi Farouk est utilisé pour les croisières sur le Nil. Le moyen de transport le plus commun, finalement, est quand même la voiture. Mais de gros problèmes de sécurité subsistent : après l'attentat du Petit-Clamart contre la DS du général de Gaulle, l'assassinat du président Kennedy dans sa Lincoln, ou encore l'agression du pape Jean-Paul II dans sa papamobile, toutes les voitures de hautes personnalités sont aujourd'hui sécurisées. Finie la décapotable d'autrefois. Certains chefs d'Etat amènent même leur voiture blindée en déplacement. C'est une parfaite vitrine des marques du pays.

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