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Nouveau monde. Les dossiers numériques qui attendent les nouveaux eurodéputés

Les nouveaux députés européens fraichement élus vont devoir plancher sur plusieurs dossiers chauds liés au numérique.

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L\'hémicycle du Parlement européen de Strasbourg (Bas-Rhin). 17 avril 2019.
L'hémicycle du Parlement européen de Strasbourg (Bas-Rhin). 17 avril 2019. (NOÉMIE BONNIN / RADIO FRANCE)

Données personnelles, régulation des réseaux sociaux, statut des travailleurs des plateformes, intelligence artificielle, etc. La liste des dossiers liés au numérique est longue et les nouveaux eurodéputés vont devoir plancher dessus.

Les données personnelles

En ce qui concerne les données personnelles, le travail a bien avancé avec l’adoption du RGPD qui vient de fêter son premier anniversaire. Mais ce n’est pas terminé. La suite s’appelle Directive e-Privacy et elle s’annonce explosive. En discussion depuis 2017, ce projet de directive s’intéresse à toutes les données numériques, au-delà des informations personnelles produites par les sites web mais aussi les objets connectés (ex : énergie à la maison) ou les voitures autonomes. Les citoyens européens auraient plus de moyens de s’opposer à leur collecte dès lors que ça les concerne. Paradoxalement, cela risque de pénaliser certains acteurs européens au profit des géants américains, notamment la presse en ligne. Cela porterait un coup dur aux publicités ciblées et donc aux revenus des sites médias et donc à l’information.

Les contenus terroristes 

L’Union européenne veut frapper fort en obligeant les opérateurs du numérique, quels qu’ils soient, à retirer en moins d’une heure tout contenu de nature terroriste, notamment des images de violence, sous peine de sanctions très lourdes. C’est le sens de l’appel de Christchurch lancé à Paris à la mi-mai par la France et la Nouvelle Zélande. Mais, là encore, ce n’est pas simple car les petits acteurs craignent de ne pas avoir les moyens de réagir aussi vite que les gros, et donc d’être défavorisés économiquement.

La fiscalité

En ce qui concerne la fiscalité du numérique, on n’est pas près d’avoir une harmonisation au niveau européen et donc les Gafa vont continuer à en profiter en domiciliant leurs activités là où c’est le plus intéressant pour eux, notamment en Irlande. Le projet de taxe Gafa européenne a été enterré, faute d’unanimité. Comment alors récupérer une part supplémentaire de la richesse créée par les géants du numérique ?

L’intelligence artificielle

En ce qui concerne l’intelligence artificielle, sujet abstrait mais ô combien important pour l’avenir, la question est de savoir comment favoriser l’émergence de géants européens pour éviter d’être mangés tout cru par les Américains ou les Chinois. Première réponse : en investissant (20 milliards d'euros par an au cours de la prochaine décennie). Deuxième réponse : en marquant sa différence avec une  "intelligence artificielle éthique" (IA de confiance), c'est-à-dire des règles précises auxquels devraient se conformer tous les fournisseurs de technologie dans les années à venir.

Et aussi...

Enfin, il y a encore bien d’autres sujets comme : l’internet des objets, la blockchain, la mobilité intelligente, la conduite autonome, la santé en ligne, etc.

L\'hémicycle du Parlement européen de Strasbourg (Bas-Rhin). 17 avril 2019.
L'hémicycle du Parlement européen de Strasbourg (Bas-Rhin). 17 avril 2019. (NOÉMIE BONNIN / RADIO FRANCE)