Les informés de franceinfo, France info

Les informés. Interview d'Emmanuel Macron : "C'était surtout un très long monologue"

Les invités des Informés de franceinfo ont évoqué lundi soir l'interview donnée par le président de la République, et les témoignages de femmes harcelées, agressées sexuellement, ou violées, sur Twitter, autour du mot-clé #balancetonporc. 

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
Emmanuel Macron lors de son interview télévisée à l\'Élysée le 16 octobre 2017.
Emmanuel Macron lors de son interview télévisée à l'Élysée le 16 octobre 2017. (PHILIPPE WOJAZER / REUTERS)

Interview d'Emmanuel Macron : "Un très long monologue"

Emmanuel Macron a donné sa première interview télévisée en France, dimanche 15 octobre. "Il n'y a rien eu de nouveau ou de particulièrement marquant lors de cet entretien" a regretté la députée de la France insoumise Danièle Obono. "C'était surtout un très, très long monologue, il avait préparé tout ce qu'il voulait dire" a-t-elle continué, avant de déplorer : "les journalistes n'ont pas pu l'emmener un peu loin sur les questions qu'ils souhaitaient."

Elle a déploré "les mêmes redites" par rapport à l'interview qu'il avait accordé à un journal papier. "Pour un président qui voulait rendre sa parole rare, on aurait pu attendre que quand il s'exprime, il y ait quelque chose de rare et d'important. Ça a fait un peu pshitt." a-t-elle conclu. 

#balancetonporc : "Je n'avais pas du tout saisi l'ampleur de ce que cela pouvait être"

La parole des femmes se libère suite au scandale Harvey Weinstein. Elles sont des milliers à avoir pris la parole sur le réseau social Twitter, pour raconter le harcèlement sexuel, les agressions sexuelles et les viols qu'elles ont subis, notamment dans le monde du travail, avec le mot clé #dénoncetonporc.   

"Je n'avais pas du tout saisi, à titre personnel, l'ampleur de que cela pouvait être" a confié Robin Rivaton, économiste et essayiste. Pour lui, ce "mouvement" permet d'aller "au-delà des chiffres parfois un peu abstraits" et "des limites de la justice" en "éveillant les consciences." "Ça ne remplace pas la plainte, c'est une tribune, il faut le voir ainsi" a-t-il poursuivi. 

Emmanuel Macron lors de son interview télévisée à l\'Élysée le 16 octobre 2017.
Emmanuel Macron lors de son interview télévisée à l'Élysée le 16 octobre 2017. (PHILIPPE WOJAZER / REUTERS)