Harcèlement sexuel : avec le hashtag #balancetonporc, des centaines de femmes témoignent sur Twitter

Une internaute a lancé le hashtag #balancetonporc sur le réseau social, après les révélations concernant le producteur américain Harvey Weinstein.

Sur Twitter le 13 octobre 2017, une internaute a invité les utilisatrices à dénoncer les cas de harcèlement sexuel au travail.
Sur Twitter le 13 octobre 2017, une internaute a invité les utilisatrices à dénoncer les cas de harcèlement sexuel au travail. (EUGENIO MARONGIU / CULTURA RF / GETTY IMAGES)
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La parole se libère sur les réseaux sociaux. Après que de nombreux témoignages accusant le producteur Harvey Weinstein de harcèlement, d'agressions sexuelles et de viols ont été rendus publics, un hashtag a émergé sur Twitter : #balancetonporc. "Toi aussi, raconte un harcèlement sexuel que tu as connu dans ton boulot", demande l'internaute à l'origine de la tendance, vendredi 13 octobre. 

Depuis, de nombreuses utilisatrices du réseau social livrent leurs témoignages. Médias, entreprises, université, milieux artistiques... Le harcèlement et les agressions à caractère sexuel n'épargnent aucun secteur.

Dans les médias

Elles étaient journalistes, stagiaires ou invitées dans des médias lorsqu'elles ont subi un harcèlement. Sur Twitter, de nombreux témoignages font état d'agissements plus que déplacés d'hommes travaillant dans ce milieu, qu'il s'agisse de supérieurs hiérarchiques ou de simples collègues.

La journaliste Giulia Foïs relate elle une violente agression physique dans le couloir d'une "grande radio".

Dans les entreprises

Beaucoup d'internautes racontent comment, dans leur entreprise, elles ont été victimes d'hommes indélicats. L'une d'elles relate la façon dont son patron en est venu à dégrafer son soutien-gorge dans un ascenseur. La députée LREM des Yvelines Aurore Bergé livre aussi son témoignage.

Dans l'enseignement supérieur

A l'université aussi, les exemples de harcèlement sont légion. Directeurs de recherche, profs de fac ou étudiants sont épinglés par des femmes, anonymes ou non. La professeure Laurence de Cock, mais aussi la militante féministe Caroline De Haas témoignent.

Dans les milieux artistiques

Les milieux artistiques n'échappent pas aux remarques sexistes, voire aux agressions. Dans un label musical, une internaute raconte avoir dû subir les mains baladeuses de son patron. Une autre raconte la proposition sexuelle dont elle a été victime de la part d'un photographe.

Ces récits ont rapidement été suivis de messages de soutien. "Excellente initiative", salue une utilisatrice. "Ça fait du bien de voir des femmes oser parler", écrit une autre. "Triste à souhait. Soutien inconditionnel aux victimes", ajoute l'animateur Mouloud Achour.