Transports : la Chine mise sur les trains à sustentation magnétique

La Chine prévoit le lancement d’ici 2035 de plusieurs lignes "Maglev", ces trains à sustentation magnétique qui utilisent les forces magnétiques et des aimants pour avancer. Cela va révolutionner le transport ferroviaire dans ce pays immense.
Article rédigé par Sébastien Berriot
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Un train Maglev à Qingdao (Chine) en juillet 2021 (ZHANG JINGANG / MAXPPP)

La Chine dispose déjà aujourd’hui d’un réseau ferroviaire grande vitesse très dense, qui permet de relier toutes les grandes villes. Le système fonctionne de façon exemplaire, et les trains arrivent à l’heure, presque à la seconde près. Mais même avec un train à grande vitesse, qui roule à 350 km/h, certains trajets restent très longs. Pékin-Canton, par exemple , c’est sept heures et demie de train pour parcourir plus de 2 000 kilomètres. Souvent, les Chinois préfèrent prendre l’avion.

Dans ces conditions, la Chine a décidé de développer des trains encore plus rapides, en faisant appel à la sustentation magnétique. Grâce à un système d’aimants, les wagons sont maintenus au-dessus des rails. L’absence de frottement  permet d’accéder à des vitesses beaucoup plus élevées. Dans son plan de transport 2023-2035, la municipalité de Canton annonce avoir planifié plusieurs lignes Maglev entre Canton et Pékin : 3h30 de trajet contre 7h30 aujourd’hui.

Une autre ligne devrait relier Canton à Shanghai en seulement trois heures, contre sept actuellement en TGV classique. Et des prolongements de ces lignes sont aussi prévus jusqu’à Macao et Shenzhen, la capitale chinoise des nouvelles technologies. Les autorités chinoises annoncent que ces trains circuleront à une vitesse d’au moins 600 km/h.

La Chine fait la course en tête dans cette technologie

D’autres pays, comme le Japon, maîtrisent cette technologie Maglev, mais la Chine a clairement une longueur d’avance. Plusieurs lignes sont déjà en service sur de petits trajets, par exemple à l’aéroport Pudong de Shanghai. Mais c’est la première fois que les Chinois se lancent sur des trajets beaucoup plus longs, jusqu’à 2 000  kilomètres.

Et la Chine veut aller toujours plus loin. L’année dernière, lors d’un essai réalisé dans un tunnel, un train a atteint les 1 000 km/h sur une portion de 2 kilomètres. Le ferroviaire aussi rapide que l’avion, mais avec tout de même une inconnue : le coût des trains Maglev est très élevé, voire exorbitant. La Chine n’a pour le moment pas communiqué sur le montant qui va devoir être déboursé pour construire les nouvelles lignes annoncées par la ville de Canton.

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