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Le brief politique. Après les violences lors des manifestations du 1er-Mai, le gouvernement sous le feu des critiques

Le gouvernement a essuyé un flot de critiques après les débordements constatés lors des manifestations du 1er-Mai où les "black blocs", pourtant attendus, ont semé la panique.

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Près de 1.200 \"black blocs\", des individus cagoulés et masqués, se sont infiltrés dans \"le pré-cortège\" de lamanifestation du 1er-mai organisée par les unions syndicales
Près de 1.200 "black blocs", des individus cagoulés et masqués, se sont infiltrés dans "le pré-cortège" de lamanifestation du 1er-mai organisée par les unions syndicales (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Le gouvernement est sous le feu des critiques après les violences mardi à Paris pendant les manifestations du 1er mai. Les "black blocs" ont semé la panique, plus nombreux que d’habitude, alors que la préfecture s’attendait à ce qu’ils soient présents. D’où les critiques de la droite et de l’extrême droite. Marine Le Pen, en meeting à Cannes, a immédiatement réagi : "Ces milices d’extrême-gauche devraient être dissoutes depuis bien longtemps, a-t-elle déclarée. Le problème, c’est que le gouvernement de gauche fait preuve à leur égard d’une mansuétude, et on pourrait même dire, maintenant, de complicité."

"Faillite de l’État" pour Laurent Wauquiez

À droite, les républicains réclament eux aussi la dissolution de ces groupes d’extrême-gauche. Laurent Wauquiez a ainsi dénoncé sur Twitter la "faillite de l’État", rappelant l’urgence, selon lui, de "rétablir l’autorité". Florence Berthout, la présidente du groupe Les Républicains à la Mairie de Paris, réclame une commission d’enquête.

>> Expliquez-nous... les "black-blocs"

À gauche, la plupart des responsables regrettent des violences qui discréditent le mouvement social. Le communiste Ian Brossat parle de 1 200 abrutis, pour décrire les 1 200 "black blocs" qui ont semé la panique. Jean-Luc Mélenchon dénonce les "insupportables" violences contre la manifestation du 1er-Mai, le leader de la France Insoumise les attribuant à des bandes "d’extrême droite". "Du grand n’importe quoi", pour Philippe Poutou, le porte-parole du NPA, qui assume la violence. "Il y a une confrontation. Et on peut dire que le gouvernement la recherche : il expulse les zadistes, il expulse des étudiants qui occupent pacifiquement [leur université]. Donc effectivement à un moment donné il y a des réponses, il y a une colère. Et cela s’exprime aussi comme cela."

"Toutes les mesure ont été prises"

Emmanuel Macron a réagi aux polémiques depuis l’Australie où il est en déplacement : "Toutes les mesure ont été prises", a dit le Président. Tard dans la soirée, le ministre de l’Intérieur et le Premier ministre sont allés dans le commissariat du 13e arrondissement de Paris, où se sont déroulés les heurts pour féliciter les forces de l’ordre. Edouard Philippe en a profité pour répondre aux critiques : "Il y a toujours des polémiques, a déclaré le Premier ministre. Il y a des spécialistes et des professionnels de la polémique. Moi je constate qu’il n’y a pas de blessés. Quelques-uns parmi vous, légers, heureusement. Ce que je constate c’est qu’il y a une centaine de personnes qui devraient passer quelques heures en garde à vue : c’est très bien. On va encore avoir besoin de vous. Cela fait quelques temps que ça dure et ça va durer encore un peu…"

La note du brief

Un zéro pointé pour Emmanuel Macron qui fait la une de Forbes, le magazine américain des grandes fortunes, le président y annonce en exclusivité qu’il va supprimer l’"exit tax" l’an prochain, une taxe pour les entrepreneurs qui quittent la France avec leur argent après avoir vendu leur société. Pas sûr que ce soit très bon pour son image de "président des riches" en pleine contestation sociale.

Près de 1.200 \"black blocs\", des individus cagoulés et masqués, se sont infiltrés dans \"le pré-cortège\" de lamanifestation du 1er-mai organisée par les unions syndicales
Près de 1.200 "black blocs", des individus cagoulés et masqués, se sont infiltrés dans "le pré-cortège" de lamanifestation du 1er-mai organisée par les unions syndicales (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)