Le brief éco. La France investit dans le cacao durable

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Le syndicat du chocolat a réussi à convaincre le gouvernement après deux ans de travail. Les discussions ont abouti et l’opération est lancée.

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Radio France
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Chargement de sacs de cacao dans un cargo, sur les docks du port d'Abidjan, en Côte d'Ivoire, le 5 juillet 2020. (PHILIPPE ROY / PHILIPPE ROY)

"Initiative pour le cacao durable" : c’est le nom de l’opération qui sonne comme une reconquête. Deux ans de travaux, avec tous les acteurs autour de la table : chocolatiers français, ONG comme Max Havelaar, distributeurs (Carrefour, Système U, Lidl, Casino, etc.) ainsi que la Cirad, l’organisme français de recherche agronomique, qui a des ramifications partout dans le monde.

Trois engagements majeurs

Ces acteurs se sont fixé trois objectifs : améliorer le revenu des planteurs de cacaotiers, lutter contre le travail des enfants, et freiner un maximum la déforestation. Trois objectifs tracés dans le temps, donc suivis de contrôles et d’engagements concrets : que les cacaoculteurs puissent bénéficier d’un revenu décent d’ici 2030. Il va falloir discuter avec les pays concernés dont le Ghana et la Côte d’Ivoire, mettre fin aux approvisionnements en cacao issu de la déforestation d’ici 2025. Et, d'ici 2025 également, mettre un terme au travail des enfants dans les approvisionnements de la filière française. Certains estiment que cela arrive bien tard mais la volonté est là. Il faut savoir que seuls 5% du cacao français bénéficient d'une certification équitable.

D’autres initiatives ailleurs en Europe

La France rejoint l’Allemagne, la Belgique, la Suisse et les Pays-Bas. Ces pays se sont déjà engagés sur cette voie mais uniquement au niveau des États. Des démarches jusqu’à présent très politiques. Dans tous les cas, la filière a besoin d'aide. Le prix du cacao a été divisé par trois en trente ans et les producteurs ne reçoivent que 6% du prix payé par le consommateur.

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