Covid-19 : de nouvelles aides pour les entreprises qui continuent de souffrir de la crise

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Seuls certains secteurs sont concernés et ce soutien va s’ajouter aux montants déjà débloqués depuis le début de la pandémie.

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Radio France
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Le Premier ministre Jean Castex (à gauche) annonce un soutien renforcé pendant deux mois pour les entreprises de moins de 250 salariés à Paris, le 18 janvier 2022. (AMANDINE BAN / HANS LUCAS via AFP)

Jean Castex annonce un soutien renforcé pendant deux mois pour les entreprises de moins de 250 salariés des secteurs de l’hôtellerie, la restauration, les traiteurs, l’évènementiel et les agences de voyage. Tous continuent de voir leur activité affectée par les restrictions liées à la crise sanitaire, et sont confrontés particulièrement au manque de manque de main-d'œuvre. Depuis le début de la pandémie, l’État a déjà mobilisé pour ces secteurs quelque 240 milliards d’euros.

Les nouvelles mesures courent sur décembre 2021 et janvier de cette année et s’adressent aux entreprises de moins de 250 salariés. Ces entreprises qui perdent 30% de leur chiffre d’affaires en raison des restrictions prises fin 2021 pour freiner la cinquième vague de Covid ont droit à une aide exceptionnelle pour payer leurs cotisations sociales sur les salaires. Aide d’un montant égal à 20% de leur masse salariale. 

En ce qui concerne les sociétés dont les pertes sont plus importantes, le niveau de déclenchement des aides reste moins de 250 salariés mais si elles perdent plus de 65% de leur chiffre d’affaires, elles bénéficieront d'une exonération de charges patronales en plus des 20% d’aide pour le paiement des cotisations salariales. Très précieux pour traiteurs et entreprises de l’événementiel qui, depuis la fin de l’année, enregistrent annulation sur annulation et en souffrent particulièrement car ils n’ont pas d’activités annexes comme les restaurants qui peuvent rester ouverts.

Manque de personnel

L’hôtellerie et la restauration ont vu leurs effectifs fondre pendant la crise. Beaucoup de salariés ont décidé de changer d’activité et les différentes branches s’activent pour améliorer les conditions de travail et de salaires afin de redevenir attractives. Un récent accord syndical prévoit une rémunération minimum supérieure de 5% au SMIC et une augmentation moyenne de 16% de l’ensemble de la grille des salaires. Cela pèse sur des bilans financiers déjà peu glorieux. Ce sont ces initiatives que le gouvernement entend accompagner à travers le nouveau plan d’aide financière.

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