Avec la crise énergétique, les pays du Golfe reviennent sur le devant de la scène

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Deux accords importants ont été signés ce week-end avec la France et l’Allemagne.

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Radio France
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Saad Sherida al-Kaabi, ministre de l'Energie du Qatar et Patrick Pouyanné, PDG du groupe TotalEnbergies, à Doha (Qatar), le 24 septembre 2022. (KARIM JAAFAR / AFP)

Dimanche 25 septembre, les Émirats arabes unis et l’Allemagne ont scellé un accord qui prévoit la fourniture de gaz liquéfié et de diesel pour 2022 et 2023. La veille, le Qatar annonçait la signature d’un important contrat d’un milliard et demi d’euros avec le français TotalEnergies pour développer le plus grand champ de gaz naturel au monde. Deux annonces majeures dans le contexte actuel, tant sur le plan industriel que géopolitique.

TotalEnergies avait déjà signé en juin un accord de plus de deux milliards d’euros avec le Qatar pour développer le projet "North Field East", le plus grand gisement de gaz naturel au monde, que le Qatar partage avec l’Iran. La multinationale française va investir un milliard et demi d’euros supplémentaires dans la poursuite du projet et détiendra un rôle stratégique majeur dans son développement.

Volumes importants

L'infrastructure de production "North Field East" représente environ 10% des réserves de gaz naturel connues dans le monde. Il faut savoir que le Qatar est l’un des principaux producteurs au monde de GNL (Gaz naturel liquéfié). Le gaz y est l’un des moins chers à produire.

De son côté l’Allemagne choisit les Émirats arabes unis. Chacun son camp mais toujours dans la même région : le précieux golfe Persique. Depuis samedi 24 septembre, le chancelier allemand Olaf Scholz effectue une tournée dans la région pour nouer des partenariats énergétiques. L’accord signé entre Berlin et Abu Dhabi prévoit l’exportation d’une cargaison de GNL vers l’Allemagne d’ici la fin 2022 et une livraison de diesel jusqu’à 250 000 tonnes par mois. En pleine crise avec la guerre en Ukraine, Qatar et Émirats arabes unis, pays du Golfe en général, tous cherchent à augmenter leur production pour alimenter les pays occidentaux, l’Europe en premier lieux, qui veulent diversifier leurs ressources et ne plus dépendre d'un fournisseur d'énergie principal, la Russie en l'occurrence.

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