On vous explique la "goutte froide", ce phénomène qui dégrade la météo estivale

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Alors que des pays comme la Grèce, l'Italie ou la Turquie transpirent avec des températures qui atteignent par endroit les 45 degrés, la France fait face à un été pourri. Les températures sont fraîches et le week-end s'annonce encore pluvieux sur la majeure partie du pays.

Article rédigé par
Boris Hallier - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Des vacanciers emmitouflés sur la plage de Dinard (Ille-et-Vilaine), le 28 juillet 2021. (BASTIEN MOIGNOUX / MAXPPP)

Le mois dernier, des records de précipitations ont été battus donnant lieu à des inondations meurtrières en Allemagne et en Belgique. Si certains évoquent les conséquences du dérèglement climatique, un phénomène est à prendre en compte : celui de la "goutte froide".

La goutte froide est un phénomène bien connu des météorologues : une masse d'air froid qui se déplace en altitude, à plus de 5 000 mètres, avec des températures allant de -20 à -10 degrés. Ce courant tourne normalement autour du pôle Nord mais il peut parfois bifurquer. Une bulle se forme et peut alors arriver au-dessus de nos têtes. Quand cette masse  entre en collision avec les températures plus clémentes au sol, l'instabilité provoque un temps gris, pluvieux, des rafales de vent. Le diamètre d'une goutte froide peut varier de quelques centaines à plusieurs milliers de kilomètres.

Si l'on regarde les cartes météos du mois dernier, on constate que le nord de la France, l'Allemagne ou la Belgique se sont retrouvés au milieu de ces gouttes froides. Voilà pourquoi le mois de juillet a été l'un des plus arrosés de ces 60 dernières années.

Météo-France avait annoncé un été chaud et sec, mais....

Ces prévisions ont été abondamment relayés par les médias qui en ont fait leur gros titres. Sur le site de franceinfo, un article daté du 2 mai annonce des mois de juin et juillet plus chauds et plus secs que d'habitude. Sur les réseaux sociaux, les internautes n'ont pas manqué ces derniers jours de railler les prévisionnistes de Météo-France. À tel point que l'organisme s'est défendu sur Twitter en expliquant comment ces prévisions de long terme sont conçues. Ces scénarios trimestriels n'ont en fait rien à voir avec les prévisions classiques limitées à une dizaine de jours.

Leur fiabilité est très limitée en tout cas pour l'Europe de l'Ouest. Pour plaider en faveur de Météo-France, on peut rappeler que les phénomènes de goutte froide sont très aléatoires. Plutôt fréquents au printemps, moins en été. Les déplacements sont en plus très difficiles à anticiper, ce qui perturbe évidemment les prévisions.

      

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