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Le billet vert. Rapport du Haut conseil pour le climat : l'exécutif accusé d'avoir fait du "sur place" en matière de réduction des gaz à effets de serre

Le Haut conseil pour le climat pointe les grands secteurs pour lesquels l’investissement serait vertueux et considère qu’il faut bannir tous les soutiens aux secteurs carbonés.

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Une usine qui produit des gaz à effets de serre à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Photo d\'illustration.
Une usine qui produit des gaz à effets de serre à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Photo d'illustration. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)
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Le Haut conseil pour le climat publie mercredi 8 juillet son deuxième rapport. Il considère que le gouvernement fait du sur place en matière de transition et de réduction des gaz à effet de serre.

Ce que qu'il pointe, c’est que les politiques ont commencé à prendre les choses en main, mais sans résultats positifs ni véritables avancées, ni véritables évaluations des lois pour mesurer leur impact climatique. Bilan : les émissions de gaz à effet de serre diminuent. Mais le rythme est trop lent aux yeux de la Haute autorité. La France n’est toujours pas sur la trajectoire qu’elle s’est données vers la neutralité carbone. Aucun secteur ne marque de baisse substantielle. Il n’y a pas de rupture structurelle pour infléchir sérieusement la courbe. Les spécialistes du climat écrivent qu’il faut accélérer et redresser le cap.

Du progrès en 2019 en matière de gaz à effets de serre

La baisse des émissions de gaz à effet de serre est de 0,9%. Mais c’est assez similaire à ce qui avait été fait les trois années précédentes. On est loin du coup d’accélérateur qu’il va falloir donner en 2025. Et surtout cela ne permet pas de répondre aux objectifs que le gouvernement s’est lui-même fixé. C’est le paradoxe. Depuis 2015, le gouvernement a une feuille de route pour les émissions de gaz à effets de serre. C’est un outil complexe pour faire baisser la pollution. Il définit des quotas de rejets. Mais il n’a pas été respecté sur les trois premières années. Et si les droit à polluer ont été respectés cette année, c’est parce que l’objectif était "très peu ambitieux" pour reprendre les mots du Haut conseil pour le climat.

Dans le détail c’est assez simple. Quatre secteurs pèsent pour 86% des émissions, avec en tête la voiture et les camions. Ensuite, l’agriculture qui est le deuxième plus gros émetteur pour la deuxième année d’affilée. Puis les logements et les bureaux avec l’utilisation du gaz et fioul. Et enfin l’industrie.

Les premiers investissements ne sont pas satisfaisants

Le Haut conseil pour le climat pointe les grands secteurs pour lesquels l’investissement serait vertueux. On peut citer la rénovation thermique des bâtiments. Il considère qu’il faut bannir tous soutiens aux secteurs carbonés. Et Il estime que les premiers investissements ne sont pas satisfaisants. Les conditions fixées par le gouvernement pour le soutien à l’automobile et l’aviation ne sont pas suffisantes.

Une usine qui produit des gaz à effets de serre à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Photo d\'illustration.
Une usine qui produit des gaz à effets de serre à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Photo d'illustration. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)