Covid-19 : le plus dur est-il derrière nous ?

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La France enregistre actuellement un peu moins de 300 000 cas positifs quotidiens, du jamais vu en deux ans de pandémie. Mais certaines données récentes incitent malgré tout à l'optimisme.

Article rédigé par
Anne Le Gall - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Le service de réanimation de l'hôpital La Cavale Blanche à Brest (Finistère), dédié aux patients Covid. (NICOLAS OLIVIER / RADIO FRANCE)

Le pic de la vague n’est pas encore atteint et le nombre de cas positifs enregistrés chaque jour continue d’augmenter. Mais, bonne nouvelle, l'épidémie semble reculer dans trois régions : l'Île-de-France, la  Corse et Mayotte, ainsi que dans certains départements comme le Bas-Rhin, l’Yonne, ou le Puy-de-Dôme.

Du côté de l'hôpital, la tension reste élevée avec plus 3 800 patients Covid actuellement en réanimation, mais le nombre d'admissions en soins critiques est en légère baisse par rapport à la semaine dernière. De façon générale, plus Omicron gagne du terrain (il est aujourd’hui majoritaire à 92%), moins il y a de patients symptômatiques qui se retrouvent à l'hôpital. C'est ce qu'indiquent les chiffres de Santé publique France.

Par ailleurs la faible mortalité due à Omicron se confirme. Selon une récente une étude californienne, Omicron entraînerait dix fois moins de décès que Delta et quatre fois moins d'hospitalisation. En Europe,d’autres chiffres en provenance du Danemark sont un petit peu moins optimistes, mais ils indiquent quand même une mortalité trois fois plus faible avec Omicron, par rapport à Delta. Tout cela, couplé à la vaccination, fait qu’en Grande-Bretagne, les épidémiologistes anticipent une chute drastique des admissions en réanimation et des décès à partir du mois de février. En France, l'institut Pasteur prévoit le pic des hospitalisations à la fin du mois de janvier.

Relâchement en Espagne

L’Espagne envisage déjà de traiter le Covid-19 comme une grippe ou un gros rhume. Cela veut dire qu’on peut commencer à envisager un retour à la vie normale. Le gouvernement espagnol réfléchit effectivement à la réduction du nombre de  tests et à l'allégement des règles d’isolement. L’idée serait de laisser circuler le Sars-CoV-2 comme un virus endémique et non plus pandémique, tout en continuant de promouvoir la vaccination, comme pour la grippe saisonnière. 

Revoir la politique des tests serait pertinent en France également, estime le docteur Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Poincaré de Garches, Pour lui, compte tenu de la couverture vaccinale et du profil d’Omicron, on pourrait envisager chez nous aussi de ne tester que les personnes symptômatiques ou à risque. Du côté de l’OMS, les experts tempèrent encore, au vu des chiffres actuels de contamination : "On ne peut pas encore qualifier le Covid-19 de maladie endémique, comme on le fait pour la grippe", disent-ils.

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