Covid-19 : le gouvernement lance une campagne pour rappeler les bienfaits de l’aération

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Alors que les températures rafraîchissent, les autorités sanitaires nous rappellent officiellement l’intérêt d’ouvrir les fenêtres, pour éviter que l’épidémie ne reparte à la hausse.

Article rédigé par
Anne Le Gall - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une fenêtre ouverte dans un amphithéatre de Sciences-Po, à Paris.  (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

Comme le rappelle un récent spot du ministère de la Santé : "À l'intérieur renouveler l’air, c’est aussi un geste barrière." Ce geste simple peut rapporter gros en termes de prévention. Depuis l’année dernière, les preuves se sont accumulées sur la transmission du Sars-CoV-2 par aérosols dans les airs. Lorsqu’une personne tousse, parle ou simplement respire, elle projette de minuscules gouttelettes dans l’air. Les plus lourdes retombent  à un mètre de cette personne,  mais les plus petites d’entre elles sont capables de flotter dans l’air durant plusieurs heures. Des expériences en laboratoire ont montré qu’elle pouvait rester en suspension jusqu'à 16 heures. Or ces aérosols peuvent contenir du virus vivant et contaminer, par inhalation, une personne à plusieurs mètres de distance, d'où l'importance d'aérer pour évacuer ces gouttelettes en suspension.

Le Haut conseil de la santé publique recommande d’aérer toutes les heures, en provoquant si possible un courant d’air. Dans les lieux collectifs, les capteurs de CO2 peuvent aider à mesurer, en temps réel, la qualité de l’air ambiant, en se basant sur la concentration de dioxyde de carbone. Si cette concentration dépasse un certain seuil, c’est qu’il faut aérer. Une expérience menée dans un collège des Yvelines au printemps dernier a permis de constater qu’il suffit de sept minutes d’aération à l’intercours pour renouveler l’air d'une classe de 15 élèves, de façon efficace.

Aérer pour mieux réfléchir

En plus, aérer permet d’augmenter la concentration des élèves. Deux études américaines et une étude danoise l’ont montré. Une mauvaise ventilation en classe, avec une plus forte concentration de CO2, fait baisser en moyenne de 30% les performances scolaires. Ça vaut aussi pour les adultes, quand la concentration de gaz carbonique passe  au-dessus de 900 ou 1 000 PPM, ce qui correspond aussi à peu près au seuil limite, à partir duquel il faut aérer, en situation de Covid. Cela ralentit la vitesse de prise de décision et la vitesse de résolution des problèmes.
Une donnée très intéressante, car les taux de CO2 dans un bureau partagé ou dans une classe dépassent largement ce seuil en fin de journée, si on n’a pas pris la peine d’ouvrir les fenêtres (ou la porte, quand il n’y a pas de fenêtres…)

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