Covid-19 : entre assouplissement des contraintes et méfiance en raison des variants et sous-variants

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Avec l’annonce de la levée des contraintes à partir de février, le gouvernement laisse entrevoir une sortie du tunnel. La nouvelle boussole ce sont les chiffres à l'hôpital, et le gouvernement se montre confiant. 

Article rédigé par
Anne Le Gall - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une personne malade du Covid à l'hôpital de Fort-de-France en Martinique. (THIBAULT LEFÈVRE / RADIO FRANCE)

Les chiffres du Covid-19 montrent que les admissions en réanimation reculent (-14% en une semaine) et que les retours à domicile après hospitalisation augmentent  (+12% en une semaine). Selon le professeur Anne-Claude Crémieux, infectiologue, ce début d’embellie sanitaire s'explique pour environ 20% par la moindre dangerosité de Omicron et pour 80%  par  la bonne couverture vaccinale en France. Une personne complètement vaccinée a effectivement 25 fois moins de risque d'être hospitalisée en soins intensifs, a rappelé jeudi 20 janvier, le Premier ministre, Jean Castex.

Les perspectives sont donc meilleures, mais, à l’heure actuelle, l'hôpital n’est pas tiré d’affaire. Il y a toujours 2 500 malades du Covid-19 hospitalisés chaque jour, et le Conseil scientifique anticipe des tensions jusqu'à mi-mars. Par ailleurs, on compte près de deux millions de Français de plus de 50 ans qui ne sont pas vaccinés et qui restent donc plus à risque de forme grave et d’hospitalisation. Combien franchiront finalement le pas de l'injection avec la mise en place du pass vaccinal ? On ne le sait pas pour l'instant.

Un nouveau sous-variant : le BA.2 

Olivier Véran s’est montré plutôt rassurant sur le sous-variant d’Omicron signalé au Canada, en Israël, et au Danemark. Quelques cas ont aussi été repérés en France mais "ce variant garde les caractéristiques d’Omicron et ne change pas la donne pour l'instant", a indiqué jeudi 20 janvier le ministre de la Santé. Par ailleurs, plus  Omicron – qui est très contagieux – circule dans le monde, plus le risque d'apparition de variants existe. Donc même s'il n'ya pas d'inquiétude immédiate, impossible de relâcher la surveillance. Le Sars-Cov-2 ne va pas disparaître d’un coup.

Compte tenu de ces incertitudes, c'est impossible de dire le temps qu'il faudra pour qu'une pandémie comme celle-ci puisse s’arrêter. En France, grâce à la vaccination et aux traitements antiviraux, l'enjeu sera de redonner aux hôpitaux un fonctionnement normal.

Par ailleurs, estime le professeur Antoine Flahault, directeur de l'institut de santé globale de Genève, à côté de la prise en charge médicale, il va falloir investir dans l'assainissement de l'air intérieur, dans la ventilation et des purificateurs d'air. Selon lui, si la crise est amenée à durer, on ne pourra pas faire l'économie de ces technologies pour limiter les contaminations.
 
 



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