Santé : Benoît Jaubert, le directeur général d'Optic 2000, défend un "partenariat" entre opticiens et ophtalmologistes

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Le dirigeant du groupe d'optique souhaite que les opticiens jouent un rôle plus étendu, notamment dans le dépistage et le renouvellement d'ordonnances.

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Radio France
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Benoît Jaubert, directeur général du groupement Optic 2000, était l'invité éco de franceinfo jeudi 21 avril.  (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Comment rendre les lunettes plus accessibles ? Dans de nombreux départements, il faut plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous avec un ophtalmologiste. Invité éco de franceinfo jeudi 21 avril, Benoît Jaubert, le directeur général du groupement Optic 2000, souhaite que les opticiens jouent un rôle plus important, en complément des ophtalmologistes. L’entreprise compte plus de 1 900 magasins, pamri lesquels les marques Optic 2000 et Lissac. En 2021, son chiffre d’affaires a dépassé 1 milliard d’euros, en hausse de 17%.

"On peut contribuer à dépister, renouveler les ordonnances […] en partenariat avec les ophtalmologistes", estime Benoît Jaubert, alors que les opticiens ont déjà un rôle plus important qu'avant. "L’ophtalmo a besoin qu’on lui libère du temps médical, plus pointu, et les opticiens sont là, avec les orthoptistes, pour aller au plus près des Français", juge-t-il, par exemple pour renouveler une paire de lunettes. Selon le dirigeant, 9% des Français ne sont pas équipés alors qu’ils devraient l’être.

Face à l'inflation, un effort pour "maîtriser les prix"

Le prix des lunettes peut également être un frein à l'équipement. Pour y remédier, l’État a créé le "100% santé" : les opticiens doivent systématiquement proposer à leurs clients des lunettes entièrement prises en charges par l’Assurance maladie et les complémentaires. Mais le gouvernement estime que les professionnels ne jouent pas assez le jeu. Pas chez Optic 2000 ni chez Lissac, assure Benoît Jaubert : "Ces lunettes sont bien présentées dans tous nos magasins." Elles représentent, selon lui, environ 16% des ventes : "On est en train de progresser."

L’entreprise est confrontée à l’inflation et à "la pression sur les matières premières avec quelques tensions d’approvisionnement". De quoi faire grimper le prix des lunettes ? Non, assure-t-il : "On fait en sorte de maîtriser ces prix." Benoît Jaubert estime par ailleurs que la concurrence entre les enseignes du secteur ne se jouera pas d’abord sur les prix, mais sur les services, par exemple le service à domicile, qu’Optic 2000 a développé.          

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