Climat : pour l'économiste Franck Lecocq, "réduire les émissions, ce n'est pas seulement mettre des technologies"

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Le spécialiste du développement, coauteur du nouveau rapport du Giec, insiste sur le panel des solutions à mettre en place face à l'urgence climatique.

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Franck Lecocq, directeur du CIRED et coauteur du rapport du Giec, le 4 avril 2022 sur franceinfo. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Des solutions pour le climat. Dans le dernier volet de leur sixième rapport, les experts du Giec soulignent à nouveau l'urgence de l'enjeu climatique : les émissions de gaz à effet de serre n'ont jamais été aussi élevées, et les chances de garder un monde "vivable" se réduisent. Mais ces spécialistes proposent aussi des scénarios pour atténuer le réchauffement. Invité éco de franceinfo, l'économiste Franck Lecocq, directeur du CIRED et coauteur du rapport, insiste sur ce point : il faut agir sur tous les leviers.

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"Il faut déployer les technologies dont on dispose pour réduire les émissions dans  tous les secteurs. On a vu les coûts des énergies renouvelables diminuer drastiquement dans les dix dernières années, rappelle le chercheur à AgroParisTech, mais réduire les émissions, ce n'est pas seulement mettre des technologies, c'est combiner des efforts technologies avec des changements dans les infrastructures, dans les modes de production et de consommation…"

Ce sont des efforts jamais vus. Mais les options existent pour les réaliser.  

Franck Lecocq, coauteur du rapport du Giec

sur franceinfo

Selon le Giec, sur terre, les 10% de ménages les plus riches représentent jusqu'à 45% des émissions. Comment, dans ces conditions, les pays les plus pauvres vont-ils pouvoir se développer ? "Il est possible d'envisager un monde bas carbone tout en permettant aux populations dans les pays les plus pauvres d'accéder à un niveau de vie décent", assure l'économiste.

"Et dans les pays comme les nôtres", poursuit-il, il faut se préoccuper des "perdants de la transition bas carbone". Selon lui, il ne faut "pas seulement compenser les gens qui sont les perdants, mais leur donner une place dans un monde bas carbone."

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