Réchauffement climatique : les experts du Giec publient le dernier volet de leur rapport sur les solutions à apporter à la crise

Les experts climat de l'ONU publient lundi leur éventail de scénarios pour limiter le réchauffement et ses impacts déjà dévastateurs.

Le Giec se réunit à Incheon (Corée du Sud), le 8 octobre 2018.
Le Giec se réunit à Incheon (Corée du Sud), le 8 octobre 2018. (JUNG YEON-JE / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) rend public, lundi 4 avril, le troisième volet de son sixième rapport. Après un premier document sur l'évolution du climat et un deuxième sur les conséquences sur les sociétés et la biodiversité, celui-ci est consacré aux moyens de limiter le réchauffement climatique et ses impacts déjà dévastateurs. 

 Le troisième volet du rapport du Giec se penche sur les chemins possibles pour freiner le réchauffement, en déclinant les possibilités par grands secteurs (énergie, transport, industrie, agriculture...), sans oublier les questions d'acceptabilité sociale et la place des technologies comme le captage et le stockage du carbone. Retrouvez ce qu'il faut retenir du document.

Dans ses premiers volets, le Giec a fait état d'un réchauffement "à un niveau sans précédent depuis au moins 2 000 ans", dû à "l'influence humaine". Ils ont également alerté : "Les preuves scientifiques sont sans équivoque : le changement climatique est une menace pour le bien-être de l'humanité et la santé de la planète. Tout retard dans la mise en œuvre d'une action concertée, globale et anticipée en faveur de l'adaptation et l'atténuation nous fera rater la courte fenêtre d'opportunité, qui se referme rapidement, pour garantir un avenir vivable et durable pour tous."

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a été clair le jour de l'ouverture des discussions des 195 Etats membres du Giec il y a deux semaines : la dépendance au pétrole, au charbon et au gaz est une "folie". "Si nous continuons comme ça, nous pouvons dire adieu à l'objectif de 1,5 °C. Celui de 2 °C pourrait aussi être hors d'atteinte", a-t-il insisté, en référence aux objectifs de l'accord de Paris.