Expliquez-nous le découpage des circonscriptions pour les élections législatives

Les partis de gauche rassemblés sous la bannière du "nouveau front populaire" ont trouvé, mercredi, un accord, sur la répartition des circonscriptions pour leurs candidats aux élections législatives. Combien circonscriptions existent ? Comment sont-elles délimitées et pour quels enjeux ?
Article rédigé par Antoine Deiana
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Bureau de vote à Nancy lors des élections européennes, le 9 juin 2024. Photo d'illustration. (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

Ce qu'on entend par "circonscriptions", ce sont des zones géographiques, des territoires en France où sont désignés les représentants élus : les députés, mais aussi les conseillers municipaux, départementaux, ou encore régionaux.

Pour les élections législatives, il y a 577 circonscriptions, dont 539 en métropole, 27 en outre-mer et 11 dans le reste du monde, pour représenter les Français établis hors de France. Il y a un député par circonscription, et chaque électeur est rattaché à une circonscription. Les candidats choisissent la circonscription qu'ils veulent représenter, ils ne sont pas obligés d'y habiter pour s'y présenter.

Environ 125 000 citoyens par circonscription

Les circonscriptions sont délimitées en fonction de la population. Chaque circonscription compte environ 125 000 citoyens, avec une marge de plus ou moins 20%, l'idée étant qu'il y ait un nombre comparable d'habitants dans chaque circonscription.

Chaque département compte au moins une circonscription, mais cela varie beaucoup selon les zones. Il y en 21 dans le Nord, très peuplé, et une seule en Lozère, au contraire peu peuplée. Pour continuer de respecter cette équité démographique, les circonscriptions sont régulièrement redécoupées pour suivre les évolutions de la population. Le dernier redécoupage date de 2010. Aucune circonscription ne peut être à cheval sur deux départements.

Redécoupages stratégiques

Ces redécoupages peuvent aussi faire l'objet de stratégies politiques. C'est le ministère de l'Intérieur qui se charge de ce découpage. Un pouvoir en place peut donc être tenté de découper des circonscriptions pour qu'elles deviennent favorables à son camp politique. Il peut pour cela rattacher à une circonscription des secteurs dont il sait que l'électorat lui est acquis. En 1986 par exemple, il a été reproché à Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur, d'avoir redessiné la carte électorale pour favoriser la majorité de droite et en particulier le RPR, en vue des législatives suivantes.

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