Santé au travail : les troubles psychologiques à l'origine de 20 % des arrêts maladie

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Selon un baromètre Malakoff Humanis, les arrêts pour motifs psychologiques se classent en deuxième position, devant les troubles musculosquelettiques

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Radio France
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Selon un étude, le harcèlement au travail fait grimper en moyenne de 59% le risque de maladies cardiovasculaires. Image d'illustration. (MAXPPP)

Pourquoi demande-t-on et obtient-on un arrêt de travail ? Si on écarte le Covid, ce sont d’abord les maladies ordinaires qui sont à l’origine de la pause, dans 27% des cas. Mais, et c’est la grande nouveauté du baromètre Malakoff Humanis qui sort jeudi 8 septembre, les troubles psychologiques arrivent désormais en deuxième position, avec 20% des arrêts. Ils devancent de quatre points des causes d’arrêt de travail très ancrées dans le monde du travail : les troubles musculosquelettiques. Au total, la proportion de salariés arrêtés chaque année est supérieure à 40%.

Une autre publication de l’Assurance maladie, assure que, chaque année, une personne sur cinq est touchée par un trouble psychique et que la santé mentale est devenue le premier poste de dépense de l’Assurance maladie, avec plus de 23 milliards d’euros dépensés…

De quoi souffrent les salariés ?

Ils vont de la grande fatigue à la dépression, en passant par le burn out. Anne-Sophie Godon, directrice des services chez Malakoff Humanis, explique que cette montée des troubles psychologiques a trois grands facteurs : d’une part, une augmentation des risques psycho-sociaux au travail – par exemple le harcèlement ou le manque de reconnaissance –, d'autre part, une montée des fragilités individuelles, avec des situations financières difficiles et un besoin de concilier vie personnelle et vie professionnelle qui est de plus en plus compliqué à résoudre et, enfin, un contexte géopolitique et une baisse du pouvoir d’achat qui pèse sur le moral des salariés. Toutes ces raisons aboutissent de plus en plus souvent à des arrêts maladie.

L’un des autres points qui ressort de cette étude est que ces arrêts pour troubles psychologiques sont plus longs que les autres. D’après Anne-Sophie Godon, c’est parce qu’ils sont détectés plus tard et plus difficilement. Il peut y avoir un déni – notamment quand on frise le burn out – et le jour où l'on craque, il faut des semaines voire des mois pour pouvoir reprendre le travail.

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