Emploi : neuf recruteurs sur dix prévoient d'embaucher en 2022

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C’est l’optimisme chez les recruteurs. La part de ceux qui vont embaucher cette année est en nette hausse par rapport à l’an dernier. Problème : ils s’attendent à rencontrer des demandes irréalistes de la part des candidats…

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Radio France
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Un homme signe un contrat de travail. (VINCENT HAZAT / MAXPPP)

Selon la toute dernière étude menée par le site d’emploi Monster, pas moins de neuf recruteurs sur dix, 91% exactement, comptent bien signer de nouveaux contrats de travail cette année. C’est un bond de neuf points par rapport à l’an dernier. Ils ne sont que 8% à avoir l’intention de geler les embauches. Ils étaient 18% dans ce cas l’an dernier.

Preuve du dynamisme du marché du travail, une bonne part de ces embauches est le fruit de créations de postes. Un tiers des recruteurs, 34%, projette de créer des nouveaux emplois en 2022. Là encore, c’est six points de plus par rapport à l’an dernier. 57% anticipent des renouvellements d’équipe : ceux-là envisagent de remplacer des départs, preuve d’une grande mobilité sur le marché du travail. On hésite plus à démissionner parce qu’on a trouvé mieux ailleurs. Là aussi, c’est un chiffre en hausse par rapport à l’an dernier.

Les plus grosses entreprises sont plus optimistes que les PME. Ce sont surtout elles qui prévoient de créer le plus de postes, alors que les plus petites se préparent à plus de départs et à devoir recruter pour les remplacer. Mais toutes les entreprises font face à un même problème : la rétention des talents. 30% des recruteurs s’attendent cette année à une concurrence accrue pour attirer les candidats dont elles ont besoin.

Les demandeurs d'emploi ont leurs exigences

Dans ce contexte favorable aux candidats, les entreprises se font du souci. Clairement en ce moment les candidats ont le choix, à tel point qu'ils sont quasiment en position de dicter leurs conditions. C’est bien la crainte des entreprises. Les recruteurs sont 33% à redouter des attentes salariales irréalistes de la part des candidats et ne pas pouvoir y répondre.

Cette crainte est encore plus importante dans les PME. Selon Monster, la question des salaires devient centrale dans les entreprises de taille moyenne. Autre crainte, de la même veine, de la part des recruteurs : ils redoutent que les candidats aient des attentes trop fortes en matière d’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Dernière inquiétude, là aussi tout à fait de circonstance : plus d’un tiers des recruteurs a peur que les candidats n’aient pas les compétences techniques pour travailler à distance.

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