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De nouvelles règles pour les demandeurs d'emploi entrent en vigueur jeudi

Un changement qui concerne la dégressivité des allocations chômage.

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Un panneau indiquant l\'agence Pôle emploi à Montval-sur-Loir (Sarthe). Photo d\'illustration.
Un panneau indiquant l'agence Pôle emploi à Montval-sur-Loir (Sarthe). Photo d'illustration. (ALEXANDRE CHASSIGNON / FRANCE-BLEU MAINE)

Dans cette période compliquée, il y a du mieux pour les demandeurs d'emploi. Plusieurs mesures ont été prises hier, qui entrent en application jeudi 16 avril pour assouplir les règles qui s'appliquent aux chômeurs. Première d'entre elles, l'abandon de la dégressivité des allocations.

Si elle ne concerne pas un très grand nombre de chômeurs – seuls ceux qui touchaient un salaire de 4 500 euros bruts avant de perdre leur emploi sont concernés, soit 4% des personnes indemnisées par Pôle Emploi – la mesure est symbolique. Depuis le 1er novembre dernier, ces chômeurs, du moins pour ceux qui ont moins de 57 ans, avaient renoué avec la dégressivité des allocations chômage, un système abandonné en 2001. Ils voyaient leurs indemnités baisser de 30% au bout de six mois de couverture. Crise du coronavirus oblige, ce système est suspendu. Le syndicat des cadres, la CFE-CGC y voyait une "injustice fragrante à l'encontre du personnel d'encadrement". Elle a finalement eu gain de cause.

Une mesure assouplie

Deuxième assouplissement, il concerne le temps qu'il faut avoir travaillé pour avoir droit à des allocations chômage. La dernière réforme du chômage, entrée en vigueur en novembre dernier, établissait qu'il fallait avoir travaillé six mois au cours des 24 derniers mois alors qu'auparavant il suffisait d'avoir travaillé quatre mois au cours des 28 derniers mois. Un durcissement, donc. La mesure est assouplie. Le décret paru hier au Journal Officiel dit qu'il suffit d'avoir travaillé six mois au cours des 27 derniers mois. À condition toutefois que la crise sanitaire dure trois mois.


Il y a aussi des confirmations dans ce texte, elles concernent les chômeurs en fin de droits et les démissionnaires. Tous les chômeurs qui sont arrivés en fin de droit depuis le 1er mars, ou ceux qui y arriveront pendant la crise sanitaire, donc au moins jusqu'au 11 mai, gardent leurs allocations. Concrètement ils ont l'assurance de toucher des allocations jusqu'à la fin du mois de mai. Et il est possible que ça aille au-delà si la crise se prolonge.
Deuxième confirmation en effet, elle concerne les personnes qui ont démissionné pour prendre un nouvel emploi et qui n'ont pas pu commencer parce que leur nouvel employeur s'est rétracté. Tous ceux qui sont dans ce cas, sans conditions, pourront avoir des droits au chômage.

Le mode de calcul des indemnités chômage change

Ce mode de calcul devait changer au 1er avril. Pour calculer combien un chômeur touche quand il est indemnisé par Pôle Emploi, le gouvernement renonce à prendre en compte les périodes non travaillées. Concrètement, cela va faire monter le montant des allocations. Ou du moins éviter qu'elles baisse, comme la réforme y aurait conduit.

Un panneau indiquant l\'agence Pôle emploi à Montval-sur-Loir (Sarthe). Photo d\'illustration.
Un panneau indiquant l'agence Pôle emploi à Montval-sur-Loir (Sarthe). Photo d'illustration. (ALEXANDRE CHASSIGNON / FRANCE-BLEU MAINE)