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"Un policier qui intervient dans une école, ce n'est pas un policier armé", assure Gabriel Attal

Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale, invité de franceinfo mercredi, se prononce pour la présence d'un "référent" dans chaque école.

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"Il faut faire en sorte qu'il y ait des liens entre les écoles et la police dans toute la France", a déclaré mercredi 31 octobre sur franceinfo le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale et de la jeunesse. "Un policier qui intervient dans une école, ce n'est pas un policier armé et ça c'est important de le dire", a assuré Gabriel Attal, alors que des recteurs d'académie assistent à une réunion sur la violence scolaire au ministère.

Après qu'un lycéen de Créteil a menacé d'une arme factice une enseignante mi-octobre, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, avait évoqué "la présence physique des forces de l'ordre" dans les collèges et lycées, "à des moments de tension particulière" et "avec l'accord" du chef d'établissement. Il avait ensuite  tempéré ses propos assurant qu'il ne s'agissait "pas de mettre des policiers dans les écoles", mais "une présence de sécurité chaque fois que l'établissement le souhaite, dans certains quartiers, dans certains moments". Selon Gabriel Attal, "la question déclenche des passions". Le secrétaire d'État trouve cela "légitime parce que c'est un sujet sensible", mais la proposition ne le "choque pas". Il souhaite toutefois "qu'elle soit encadrée et c'est ce qui va se préciser". Gabriel Attal se prononce pour la présence d'un "référent" qui, dans chaque établissement, "puisse faire du conseil".

Par ailleurs, mardi, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a annoncé à l'issue d'un Conseil des ministres avancé d'un jour qu'Emmanuel Macron allait faire le pont de la Toussaint "comme des millions de Français""Quand je vois ce débat, depuis hier, sur le break de trois jours du président de la République, je me dis, franchement, on est un peu chez les dingues", a réagi Gabriel Attal.

Enfin, le secrétaire d'État en charge de la mise en place du service national universel, a donné des détails sur la réforme, qu'il juge "la plus puissante du quinquennat". Le service commencera "dès 2019" pour les "jeunes qui auront 16 ans l'an prochain" et sera "gratuit évidemment". Il s'articulera en deux phases de deux semaines, a détaillé Gabriel Attal, une première "pour la mixité sociale, le creuset républicain" et une seconde "pour l'engagement". Quant au coût de cette réforme, "il y aura des annonces à la fin de l'année", a-t-il précisé.

"Le président de la République a toujours dit que pour lui, ce n'est pas un coût mais un investissement parce qu'à cette occasion, on va faire un certain nombre de bilans sur l'orientation des jeunes, sur leur état de santé", a ajouté le secrétaire d'État. Il y a 150 000 jeunes décrocheurs chaque année qui ne sont ni en formation, ni à l'école, ni dans le travail, selon Gabriel Attal. "Cela coûte à la collectivité 200 000 euros par jeunes, donc on va aussi éviter des coûts induits", a-t-il indiqué. 

Regardez l'intégralité de l'entretien de Gabriel Attal, sur franceinfo, le 31 octobre 2018.