8h30 Toussaint-Aphatie, France info

"Certains dirigeants Républicains sont en train de magouiller avec En Marche", fustige Nicolas Dupont-Aignan

Le président de Debout la France, mardi sur franceinfo, a reproché à Laurent Wauquiez "d'ouvrir les listes municipales des Républicains, avec l'accord de Mr Castaner, à la majorité".  

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député de l\'Essonne, invité mardi 5 juin de franceinfo.
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député de l'Essonne, invité mardi 5 juin de franceinfo. (RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Après la main tendue par Marine Le Pen pour les élections européennes de 2019 à Nicolas Dupont-Aignan, et refusée pour l'instant par celui-ci, le président de Debout la France, invité mardi 5 juin de franceinfo, a déclaré "vouloir ouvrir sur les Républicains, l'électorat, la base. Les dirigeants, non. Ils sont en train de faire de la magouille électorale, de la cuisine avec En Marche".

"Monsieur Wauquiez a dit que ses listes pour les municipales seraient ouvertes à En Marche", a poursuivi le député de l'Essonne, martelant que "certains dirigeants Républicains sont en train de magouiller avec En Marche". "Comment Laurent Wauquiez, président du premier parti d'opposition, qui critique sans arrêt Emmanuel Macron, peut-il ouvrir les listes municipales des Républicains, avec l'accord de Mr Castaner, à la majorité, lancé Nicolas Dupont-Aignan. Les Français attendent de la clarté politique, on est dans l'opposition ou on est dans la majorité."  

Le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, a annoncé le 4 juin que son parti pourrait soutenir des listes emmenées par des candidats étiquetés Les Républicains lors des prochaines élections municipales.

"Une union plus large"

Revenant sur la proposition de Marine Le Pen et du Rassemblement national pour les européennes, Nicolas Dupont-Aignan a estimé que "nous ne gagnerons que si nous sortons du seul tête-à-tête avec Marine Le Pen […] Aujourd’hui c’est non à la politique politicienne""L’union est vitale notamment face à Macron mais l’union que je veux faire et où elle est la bienvenue, c’est une union beaucoup plus large", a expliqué le chef de file de Debout la France.

"L’union pour moi n’a de sens que s’il y a un projet. […] Donc moi, je travaille. À la fin de l’été j’espère que notre projet sera terminé, j’espère que Marine Le Pen aura travaillé, j’espère que Laurent Wauquiez aura travaillé. Je pense que tous les deux devront dialoguer avec nous sur un projet, sur du sérieux," a-t-il poursuivi. Le député de l'Essonne dit avoir entamé un travail d’introspection sur l’échec à la présidentielle de 2017 : "On n’a pas gagné, il faut comprendre pourquoi. Peut-être parce que les Français n’étaient pas convaincus par le projet."

Le Mouvement 5 étoiles : "un partenaire"

Le président de Debout la France rejoint la position du ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, en affirmant qu’il faut "expulser les clandestins""Ils doivent faire leurs bagages. Il y a un moment, il faut dire les choses crûment parce que sinon ce seront les Européens, les Français qui feront leurs bagages. C’est-à-dire qu’ils ne seront plus Français dans leur propre pays" a-t-il lancé.

"Le Mouvement 5 étoiles est déjà un partenaire et le gouvernement italien doit être soutenu", a ajouté le patron de Debout la France. "Je me réjouis qu’Orbán ait été réélu très largement par le peuple, a poursuivi le député de l'Essonne. Viktor Orbán, [le Premier ministre hongrois], "un vrai démocrate autant que les autres." Selon Nicolas Dupont-Aignan, "il est temps que les peuples d’Europe reprennent en main leur destin car je ne crois pas que la France avec des camps de migrants le long des autoroutes soit un modèle d’esprit républicain".

Regardez l'intégralité de l'entretien de Nicolas Dupont-Aignan sur franceinfo le 5 juin 2018.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député de l\'Essonne, invité mardi 5 juin de franceinfo.
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député de l'Essonne, invité mardi 5 juin de franceinfo. (RADIO FRANCE / FRANCE INFO)