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Démission de la direction des César : "une sage décision" pour le ministre de la Culture Franck Riester

Franck Riester, ministre de la Culture, était l'invité du "18h50 franceinfo".

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Franck Riester, ministre de la Culture, était l\'invité du \"18h50 franceinfo\" du vendredi 14 février 2020 (capture écran).
Franck Riester, ministre de la Culture, était l'invité du "18h50 franceinfo" du vendredi 14 février 2020 (capture écran). (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Au lendemain de la démission collective de la présidence de l'Académie des César, Franck Riester a estimé vendredi 14 février sur franceinfo que c'était une "sage décision". Le ministre de la Culture avait lui aussi des réserves sur l'organisation : "Il est clair que le fonctionnement de l'Académie des César pose un certain nombre de questions. Les différents administrateurs ont pris la décision de démissionner collectivement. Je pense que cette décision est sage."

Franck Riester a rappelé que l'Académie des arts et techniques du cinéma était une institution de droit privé et donc indépendante. Il a cependant "demandé au CNC de travailler avec l'Académie des César pour moderniser les statuts des César".

"Un cinéma qui est symbole d'ouverture"

Le ministre de la Culture est d'accord avec la principale demande des signataires d'une tribune publiée le 10 février sur le site du journal Le Monde pour demander "réforme en profondeur" de l'Académie. "Il faut que cette académie puisse continuer de porter l'image d'un cinéma divers, d'un cinéma qui représente la parité, d'un cinéma qui est symbole d'ouverture et d'adéquation avec la réalité de la diversité de la société française et du cinéma français", affirme Franck Riester.

Cependant, le ministre de la Culture prévient : "Il ne faut pas tout mélanger". Pour lui, les 12 nominations du film J'accuse de Roman Polanski n'est pas en rapport avec la crise actuelle que connaît l'Académie des César. "Il est très clair que ceux qui doivent se prononcer sur la culpabilité de quelqu'un, ce n'est pas le tribunal médiatique, c'est le tribunal de la justice et rien d'autre", affirme Franck Riester.

Concernant les Victoires de la musique dont c'est la 35e édition vendredi soir, il faut plus de diversité répète Franck Riester : "Il y a déjà eu un problème parce que certaines catégories musicales, comme les musiques urbaines, ont eu le sentiment, à tort je pense, d'être mis de côté par rapport aux Victoires. Il faut peut-être encore élargir le nombre de votants pour que ça soit plus représentatif de la diversité et de la parité de notre société."

Retrait de Benjamin Griveaux

Le ministre de la Culture, Franck Riester est aussi revenu sur le renoncement de Benjamin Griveaux à se présenter à la mairie de Paris. Il espère que "la justice prononce des sanctions exemplaires" près de 24 heures après la diffusion sur internet de vidéos à caractère sexuel et de captures écran de conversations personnelles attribuées à Benjamin Griveaux.

"Ce qui s'est passé depuis 24 heures est très grave, affirme le ministre de la Culture. D'abord, pour Benjamin Griveaux et sa famille, ce qui leur arrive est odieux. C'est très grave pour la démocratie. Puisque l'on voit bien que ça a des conséquences directes sur un scrutin majeur" des prochaines élections municipales.

Franck Riester, ministre de la Culture, était l\'invité du \"18h50 franceinfo\" du vendredi 14 février 2020 (capture écran).
Franck Riester, ministre de la Culture, était l'invité du "18h50 franceinfo" du vendredi 14 février 2020 (capture écran). (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)