Retrait de Benjamin Griveaux : le ministre de la Culture attend "que la justice prononce des sanctions exemplaires"

La diffusion sur internet de vidéos à caractère sexuel attribuées à Benjamin Griveaux ont provoqué vendredi le renoncement du candidat LREM à se présenter à la mairie de Paris.

Franck Riester, ministre de la Culture, était l\'invité du \"18h50 franceinfo\" du vendredi 14 février 2020 (capture écran).
Franck Riester, ministre de la Culture, était l'invité du "18h50 franceinfo" du vendredi 14 février 2020 (capture écran). (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Le ministre de la Culture, Franck Riester, espère vendredi 14 février dans le "18h50 franceinfo" que "la justice prononce des sanctions exemplaires" près de 24 heures après la diffusion sur internet de vidéos à caractère sexuel et de captures écran de conversations personnelles attribuées à Benjamin Griveaux. Elles ont provoqué le renoncement du candidat La République en marche à se présenter à la mairie de Paris.

"C'est très grave pour la démocratie"

"Ce qui s'est passé depuis 24 heures est très grave, affirme le ministre de la Culture. D'abord, pour Benjamin Griveaux et sa famille, ce qui leur arrive est odieux. C'est très grave pour la démocratie. Puisque l'on voit bien que ça a des conséquences directes sur un scrutin majeur" des prochaines élections municipales.

Le ministre de la Culture tient à le rappeler, ce genre de pratiques n'est pas légale : "Il y a aujourd'hui des réponses pénales à ce type de délit. Diffuser des vidéos à caractère sexuel sans que les personnes concernées soient consentantes, est sanctionné lourdement pénalement." Franck Riester espère qu'il y aura des réponses judiciaires concernant cette affaire Benjamin Griveaux. "Il faut que la justice s'en saisisse et qu'elle prononce des sanctions exemplaires, indique-t-il. Il ne faut pas laisser sans suite judiciaire la divulgation de vidéos à caractère sexuel sans le consentement des intéressés. Ce n'est pas anodin. C'est très grave."

"Les responsables politiques, comme tous les citoyens, ont droit à une vie privée", indique Franck Riester.