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Déconfinement : "Des pans entiers de bâtiments qui vont rouvrir à la mi-mai auraient pu rouvrir il y a longtemps", estime Gilles Platret

Le calendrier de l'allègement des restrictions mises en place pour lutter contre l'épidémie de Covid-19 a été dévoilé jeudi.

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Gilles Platret au siège du parti Les Républicains à Paris en 2018. Photo d\'illustration.
Gilles Platret au siège du parti Les Républicains à Paris en 2018. Photo d'illustration. (CHRISTOPHE PETIT TESSON / MAXPPP)

"Des pans entiers de bâtiments qui vont rouvrir à la mi-mai auraient pu rouvrir il y a longtemps", déplore jeudi 29 avril sur franceinfo Gilles Platret, maire de Chalon-sur-Saône, vice-président national des Républicains, alors qu'un calendrier de déconfinement progressif a été annoncé par Emmanuel Macron à la presse quotidienne régionale.

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"On pense à nos musées dans nos villes moyennes, en particulier, qui ne sont jamais pris d'assaut et qui auraient pu être rouverts, dénonce Gilles Platret. On pense à un certain nombre de petits commerces qu'on a forcé à fermer alors qu'ils ne présentaient aucun risque de cluster. On a eu une marche extrêmement technocratique de la gestion du virus, ça a été piloté depuis le sommet de l'Etat, et ce n'est pas la meilleure des façons."

Une territorialisation nécessaire

Concernant la territorialisation des mesures, "on a plaidé depuis très longtemps pour qu'on soit au plus près des considérations du terrain. Les mesures nationales ne sont pas toujours la panacée." Pour Gilles Platret, "quand on peut localiser les mesures, ça permet de limiter les restrictions pour l'ensemble de la population française, et elles sont beaucoup plus acceptable."

"Je pense qu'on en a sans doute trop fait", explique le vice-président national des Républicains. Pour lui, si on prend des mesures contre l'épidémie "uniquement dans une partie du territoire, si cela est nécessaire, on peut le comprendre mais il ne faut pas surréagir et que cela devienne une véritable punition pour des populations qui n'en sont absolument pas responsables."

À propos du pass sanitaire, Gilles Platret rappelle que Les Républicains sont "opposés à la vaccination obligatoire. Mais que l'on ait des tests lorsqu'on se rend dans certains endroits, qui montrent que vous n'êtes pas un sujet à risque, c'est plutôt une chose qui va dans la bonne direction."

Gilles Platret au siège du parti Les Républicains à Paris en 2018. Photo d\'illustration.
Gilles Platret au siège du parti Les Républicains à Paris en 2018. Photo d'illustration. (CHRISTOPHE PETIT TESSON / MAXPPP)