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Carnaval non-déclaré à Marseille : "J'en veux énormément à ceux qui ont organisé cette manifestation"

Saïd Ahamada, député LREM des Bouches-du-Rhône, réagit lundi 22 mars au carnaval non-déclaré qui a rassemblé 6 500 personnes à Marseille sans respect des gestes barrières.

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Saïd Ahamada, 21 février 2020, à Marseille.
Saïd Ahamada, 21 février 2020, à Marseille. (CLEMENT MAHOUDEAU / AFP)

"J'en veux énormément à ceux qui ont organisé cette manifestation", a réagi lundi 22 mars sur franceinfo Saïd Ahamada, député LREM des Bouches-du-Rhône, au lendemain du carnaval non-déclaré qui a rassemblé 6 500 personnes à Marseille sans respect des gestes barrières contre le coronavirus Covid-19.

Saïd Ahamada veut différencier "ceux qui ont participé et ceux qui ont organisé cette manifestation". Il peut comprendre que "des jeunes qui voient passer un groupe faire de la musique le suivent à un moment donné". Il rappelle que "ce n'est pas à encourager, évidemment". Mais il pointe les instigateurs de la manifestation.

"Ils l'organisent depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Tout ça était prémédité. Ils savaient exactement ce qu'ils faisaient et ils savaient exactement dans quelle situation sanitaire nous sommes."

Saïd Ahamada 

à franceinfo

Le député de Marseille juge cela "absolument scandaleux, absolument pas respectueux de la part de ces organisateurs vis-à-vis des Marseillais et des Marseillaises, qui respectent les gestes barrières et qui font des efforts immenses pour ne pas tomber malades". Il attend donc des "poursuites" contre les organisateurs d'un évènement "très dangereux, pour ne pas dire criminel".

"On compte sur le sens civique de tous"

Il était, selon lui, difficile d'empêcher une telle manifestation. "On ne met pas un policier derrière chacun des Marseillais qui souhaite à un moment donné organiser une manifestation. On compte sur le sens civique, le sens des responsabilités de tous les Français. Et cela fonctionne plutôt bien." "On a eu dimanche à Marseille des personnes qui n'ont absolument aucun sens civique et qui portent une lourde responsabilité dans ce qui est en train de se passer, notamment dans les futurs admis aux urgences et ceux qui seront en réanimation demain."

Saïd Ahamada a par ailleurs défendu la communication gouvernementale sur la situation sanitaire, alors que le Premier ministre a réuni les ministres après les couacs, ce week-end, sur les attestations de déplacements.

"On est en train de gérer une crise que personne n'a jamais gérée. Depuis un an, tout le monde est sur le pont."

Saïd Ahamada

à franceinfo

Il se veut "bienveillant" par rapport à la gestion de la crise comme il le serait "avec n'importe quel gouvernement", de la même manière "que le gouvernement essaie d'être bienveillant vis-à-vis des Français en faisant en sorte que ce qu'il leur est demandé soit le plus acceptable possible". "On est en guerre depuis 12 mois", martèle Saïd Ahamada. Il faut donc "redescendre un petit peu et ne pas tout juger comme si c'était l'alpha et l'oméga de ce que le gouvernement avait fait depuis le début". "Il n'y a pas de plan Orsec pour ce type de pandémie", ajoute le député LREM. "On gère le virus et la pandémie comme on peut au jour le jour. Soyons bienveillants par rapport à ce qui est fait."

Saïd Ahamada, 21 février 2020, à Marseille.
Saïd Ahamada, 21 février 2020, à Marseille. (CLEMENT MAHOUDEAU / AFP)