Vidéo "Je ne veux pas que mon pays s’engage dans un engrenage de guerre face à un pays surarmé", déclare Louis Aliot

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Dimanche en politique : "Je ne veux pas que mon pays s’engage dans un engrenage de guerre face à un pays surarmé", déclare Louis Alliot

Depuis les dernières élections, un nouveau paysage politique se met en place. Le Rassemblement national est devenu le premier groupe d’opposition à l’Assemblée avec Marine Le Pen à sa tête. Deux candidats pourraient alors lui succéder, dont Louis Aliot, invité de "Dimanche en politique", le 25 septembre.

Dimanche 25 septembre, Louis Aliot s’est rendu aux Invalides, lors de la cérémonie d’hommage aux harkis. Il y a six mois, une loi a été mise en place afin de les indemniser. Pas une avancée selon lui : "Le préjudice subi n’est pas à la hauteur de l’offre présidentielle. Ils n’ont pas subi une injustice mais un crime. Il est bon que la France reconnaisse plutôt les crimes qui ont été faits par les gouvernements de l’époque, en abandonnant leurs soldats et en les laissant aux mains des égorgeurs du FLN". Selon Louis Aliot, le minimum serait de décerner la Légion d’honneur à tous les anciens harkis vivants. Il souhaite avant tout une reconnaissance morale.

Concernant le refus des jeunes Russes d’aller combattre en Ukraine, Louis Aliot se dit "pour la paix" et pour tous ceux qui œuvrent pour son rétablissement. "Je suis français et je m’intéresse à ce conflit par le prisme de l’humanitaire. (…) Mais je ne veux pas que mon pays s’engage dans un engrenage de guerre face à un pays surarmé. (…) Il faut tenter de faire comprendre au président russe qu’il est temps d’arrêter les armes et qu’il faut venir à la table des négociations", explique-t-il.

"Un parti politique doit former ses élites"

Candidat à la tête du RN face à Jordan Bardella, Louis Aliot met en exergue leurs différences de parcours : "Je suis là depuis vingt ans aux côtés de Marine Le Pen. Nous avons mis en place le virage qui a été pris, celui de la dédiabolisation et de la professionnalisation du mouvement. (…) Je suis l’un de ceux qui a commencé à porter ce discours et qui continue"

Il est par ailleurs favorable une Ecole des cadres du RN - proposée par Jordan Bardella - pour former des candidats forts. "Elle a toujours été là mais n’a jamais pu fonctionner faute de moyens financiers. Il faut professionnaliser la formation de manière massive avec tous les adhérents. Un parti politique doit former ses élites et ses cadres. Recruter d’un côté et former de l’autre".

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