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Vidéo Envoyé spécial. "La grenade, je la garde pour moi"

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Envoyé spécial. "la grenade, je la garde pour moi"
FRANCE 2 / YVAN MARTINET
Article rédigé par
France Télévisions

Mickaël a laissé ses deux filles en France pour combattre le groupe Etat islamique aux côtés des peshmergas kurdes. Conscient du danger, il préférera se donner la mort plutôt que de se laisser capturer par les jihadistes. Extrait d’"Envoyé spécial".

Mickaël, la quarantaine passée, était électricien dans le Sud-Ouest. Aujourd'hui, il est en Irak, sur la ligne de front, pour combattre les jihadistes du groupe Etat islamique avec les peshmergas kurdes. Il a dépensé plus de 3 000 euros pour acheter son arme et le matériel nécessaire au combat. Son quotidien ?  Dormir à même le sol à dix par chambrée, prendre des douches froides et manger du riz à la sauce tomate tous les jours. Il a bien un album de photos de famille que la cadette de ses deux filles lui a confectionné, mais il préfère ne pas trop les regarder. Pour ne pas avoir envie de repartir.

Le suicide plutôt que la capture

Il a déjà tiré pour tuer, "le but, c'est de les exterminer". Il connaît les risques, "je ne serai pas capturé, jamais. [...] Vu ce qu'ils font aux prisonniers, on n'a pas envie d'être capturé." Lors d'une offensive à laquelle il a participé, on lui a fourni une grenade : "Il est clair que la grenade, je la garde pour moi, pour en emmener un avec moi au cas où. [...] Vaut mieux être expéditif dans ce cas-là." 

Extrait d'"Envoyé spécial. Daech : des citoyens français au front" du 11 février 2016.

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