Complément d'enquête, France 2

VIDEO. Complément d'enquête. L'Anglais qui voulait sauver une petite Afghane de la "jungle" de Calais

Ce Britannique risquait cinq ans de prison pour avoir voulu sauver une fillette de la "jungle" de Calais. L'histoire de Rob Lawrie a ému le Royaume-Uni et témoigne de ce mouvement pro-réfugiés qui prend de l'ampleur outre-Manche. "Calais : et si on ouvrait la frontière ?" "Complément d'enquête" pose la question le 10 mars 2016.

"La France nous envoie ce message : la compassion finira par gagner !" Rob Lawrie, cet Anglais poursuivi par la justice française pour avoir voulu sortir une petite fille de la "jungle" de Calais, exprime son soulagement à la sortie du tribunal de Boulogne-sur-Mer. Il risquait cinq ans de prison pour "aide au séjour irrégulier". En janvier dernier, les juges ont été finalement cléments : il a écopé d'une simple amende avec sursis.

L'histoire de Rob Lawrie a ému des deux côtés de la Manche. "Complément d'enquête" l'a rencontré à Leeds, cité industrielle du nord de l'Angleterre où vit cet entrepreneur de 49 ans, bénévole à Calais. Dans cet extrait, il raconte à Laure Pollez comment, "dans un moment de folie", il a pris la décision d'emmener avec lui un petit passager clandestin, comment il a improvisé une cache dans son van, sans oublier d'y placer des nounours... Mais à la frontière, la petite fille sera découverte par les douaniers et renvoyée dans la "jungle".

Un sauveur pris pour un passeur 

La petite fille s'appelle Bahar. Elle est afghane et elle a 4 ans. Rob s'est lié d'amitié avec la fillette et son père, qui rêvent de rejoindre des cousins en Angleterre. Ce soir-là, il fait très froid dans la "jungle" de Calais. Impossible de la laisser là, explique Rob : "Son père me l'avait demandé tellement de fois, à chacune de mes visites : 'S'il vous plaît, emmenez ma fille en Angleterre !' Mais j'avais toujours refusé. Là, j'ai dit OK."

Comprend-il qu'on puisse le prendre pour un passeur ? "A ma connaissance, répond-il sans perdre son calme, les passeurs font ça pour de l'argent. Moi, je n'ai pas fait ça pour de l'argent." Rob voulait juste aider une famille afghane... Il n'est pas le seul au Royaume-Uni, où un mouvement pro-réfugiés commence à prendre de l'ampleur.

A suivre dans "Complément d'enquête. Calais : et si on ouvrait la frontière ?" le 10 mars 2016 à 22h45.