VIDEO. Nicolas Sarkozy désavoué par l'UMP

En choisissant une autre voie que celle voulue par son président au sujet des consignes de vote pour le second tour de la législative partielle dans le Doubs, l'UMP a mis Nicolas Sarkozy dans une situation très compliquée.

Le bureau politique tenu par l'UMP mardi 3 février est "un vrai désaveu pour Nicolas Sarkozy", explique ce mercredi Michel Dumoret. Cette réunion avait pour but de fixer une ligne pour les électeurs avant le second tour PS-FN de la législative partielle dans le Doubs : "Il n'a pas réussi à imposer une parole unique. Pire : certains, comme Alain Juppé, n'ont pas attendu le bureau national pour exprimer leurs positions personnelles".
"C'est bien l'aile droite de l'UMP qui a gagné contre l'avis de Nicolas Sarkozy avec un mot d'ordre : ni FN, ni PS. Ce n'était pas le choix initial de l'ancien chef de l'Etat qui ne voulait en aucun cas un vote FN, tout en laissant le libre choix aux électeurs du Doubs", poursuit le journaliste de France 3.

"Deux lignes au sein de l'UMP"

Selon Michel Dumoret, l'ambiance était électrique et l'ex-chef de l’État s'est désolé de voir son parti se diviser, à quelques semaines des élections départementales.
"Il existe bien deux lignes au sein de l'UMP. L'une incarnée par la numéro 2 du parti, Nathalie Kosciusko-Morizet, et l'autre par le numéro 3, Laurent Wauquiez, qui défend lui le ni-PS, ni-FN", note le reporter.
"La marge de manoeuvre est étroite pour Nicolas Sarkozy : il doit sauvegarder l'unité de son parti mais aussi avoir un oeil sur Alain Juppé qui, lui, trace sa route avec un objectif : la primaire de l'UMP en 2016", conclut Michel Dumoret.

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L\'ancien chef de l\'Etat et actuel président de l\'UMP Nicolas Sarkozy prononce son discours, à Paris, le 7 Janvier 2015.
L'ancien chef de l'Etat et actuel président de l'UMP Nicolas Sarkozy prononce son discours, à Paris, le 7 Janvier 2015. (ERIC FEFERBERG / AFP)