Hollande se prononce contre la suppression des départements

Mais le président a annoncé une aide financière pour les régions qui se regrouperont, lors de ses vœux aux Corréziens, à Tulle, samedi.

François Hollande lors de ses vœux aux Corréziens, à Tulle, le 18 janvier 2014.
François Hollande lors de ses vœux aux Corréziens, à Tulle, le 18 janvier 2014. (MEHDI FEDOUACH / AFP)

Lors de ses vœux aux Corréziens, samedi 18 janvier, François Hollande a donné des précisions sur la nouvelle loi de décentralisation qu'il compte faire voter dès 2014. A Tulle, il a encouragé la réduction du nombre de régions mais s'est prononcé contre la suppression des départements.

Pour le maintien des départements sauf dans les grandes zones urbaines

"Je ne suis pas favorable à la suppression pure et simple" des départements, a déclaré François Hollande. "Les départements, ils sont issus de la Révolution française. C'est un bon acte de naissance", a-t-il ajouté alors que le président de l'UMP, Jean-François Copé, a proposé de fusionner départements et régions pour économiser 10 milliards d'euros.

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Mais, comme le Premier ministre, le président s'est également prononcé sur l'utilité des départements dans les grandes zones métropolitaines, comme en Ile-de-France. "Pourquoi garder des niveaux superposés quand un seul serait plus efficace ?", a-t-il lancé. Et de conclure : "C'est pas honteux de faire des économies."

Pour la fusion de certaines régions

Alors qu'un un député a indiqué que la réforme du territoire pourrait aboutir, en métropole, au découpage de la France en quinze régions au lieu de vingt-deux, le président a annoncé un coup de pouce aux régions qui opteraient pour un rassemblement. "Les régions qui se regrouperont bénéficieront d'un bonus dans le calcul des dotations de l'Etat", a déclaré le président. Et de poursuivre : "L'organisation administrative est devenue trop lourde et trop compliquée".

Il a appelé à "raisonner de manière pragmatique". Selon lui, "ce n'est pas seulement un problème de taille ou de population, c'est une question de cohérence".