Cet article date de plus de quatre ans.

Cinq séquences à retenir du premier débat de la primaire de la gauche

Jean-Luc Bennahmias, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Vincent PeillonSylvia Pinel, François de Rugy et Manuel Valls : les sept candidats de la primaire organisée par le PS étaient pour la première fois face-à-face.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
 Arnaud Montebourg, Jean-Luc Bennahmias, François de Rugy, Benoît Hamon,Vincent Peillon, Manuel Valls, Sylvia Pinel : les sept candidats de la primaire de la gauche, le 12 janvier 2017 pour le premier de leurs débats télévisés. (PHILIPPE WOJAZER / AFP)

Jean-Luc Bennahmias, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, François de Rugy, Manuel Valls : les sept candidats de la primaire de la gauche se sont affrontés pour la première fois, jeudi 12 janvier, sur TF1, Public Sénat, avec RTL et L'Obs, à l'occasion du premier de leurs trois débats télévisés. Au menu, trois thématiques : les questions économiques et sociales, le terrorisme et les sujets autour de la République, de la laïcité et de l'islam de France. Franceinfo vous résume cette soirée en cinq séquences.

>> Primaire de la gauche : revivez le premier débat entre les sept candidats

"Inachevé", "en demi teinte"... Les candidats dressent le bilan du quinquennat Hollande

Depuis 2012, ils ont tous soutenu François Hollande – au moins pendant un temps – et certains ont même fait partie du gouvernement. Chacun des sept candidats a été invité à qualifier en un mot le bilan du chef de l'Etat. Arnaud Montebourg y a vu un quinquennat "difficile à défendre". "En demi teinte", a confirmé François de Rugy. Jean-Luc Bennahmias juge que l'exécutif aurait pu "mieux faire". Benoît Hamon éprouve "un sentiment d'inachevé". Un "sentiment" aussi pour Vincent Peillon, mais "d'incompréhension". Seuls Manuel Valls et Sylvia Pinel se distinguent. L'ex-Premier ministre ressent, lui, de la "fierté d'avoir servi les Français dans une période très difficile". De même, la représentante du Parti radical de gauche salue "un bilan qu'il convient de porter parce que beaucoup de réformes pour redresser le pays ont été entreprises".

Valls défend la loi Travail face à Hamon et Montebourg

L'ex-Premier ministre Manuel Valls a défendu la loi Travail, la décrivant comme "une avancée" face à ses rivaux Arnaud Montebourg et Benoît Hamon qui proposent de l'abroger. Ce dernier a pointé la responsabilité du texte dans le plan social annoncé par la direction de La Voix du NordLa candidate radicale Sylvia Pinel a, quant à elle, volé au secours de l'ancien Premier ministre, défendant une gauche "moderne".

Hamon attaqué sur sa proposition de revenu universel

Vincent Peillon, Manuel Valls, François de Rugy et Arnaud Montebourg ont attaqué l'idée de revenu universel défendue par Benoît Hamon, soutenu uniquement par Jean-Luc Bennahmias. Pour Vincent Peillon, "cela coûte 400 milliards", ce "n'est pas praticable". Et l'ex-ministre d'insister : "Le revenu universel, philosophiquement, c'est une idée qui pose un gros problème." "Ce n'est pas un revenu de base pour solde de tout compte" de la lutte contre le chômage, a enchaîné François de Rugy. Manuel Valls, lui, a renchéri : "Je veux une société du travail, parce que le travail c'est la dignité."

Bennahmias découvre en direct son programme

Trou de mémoire pour Jean-Luc Bennahmias. En plein débat, le candidat a visiblement oublié une de ses mesures, pourtant inscrite noire sur blanc dans son programme. "La lutte antiterrorisme n'est pas précisément au cœur de votre programme", lui a signalé la journaliste Elisabeth Martichoux. "On a relevé une mesure : vous voulez constituer un corps de vigile privé." "Je ne sais pas où vous avez lu ça", a répliqué l'écologiste, surpris. Sur son site officiel, tout simplement. "On a toujours des surprises quand on fait des choses sur internet, c'en est une", a fini par conclure Jean-Luc Bennahmias.

Peillon parle "d'origine musulmane"

Une personne "d'origine musulmane" : l'expression est pour le moins malheureuse. En pleine discussion sur le terrorisme, c'est ainsi que Vincent Peillon a qualifié l'une des victimes de Mohamed Merah, auteur des attaques de Toulouse et de Montauban. Cette déclaration a été beaucoup commentée sur Twitter. Il confond "ethnie et religion", a par exemple écrit Lydia Guirous, ancienne porte-parole des Républicains : elle voit là une "énième ineptie qui fait le jeu des communautaristes".

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Primaire de la gauche

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.