Plan social à "La Voix du Nord" : Hamon accuse la loi Travail, El Khomri proteste

La ministre du Travail assure que sa loi n'est pas responsable du plan social menaçant 178 postes au journal "La Voix du Nord".

Benoît Hamon, candidat à la primaire de la gauche, le 19 décembre 2016 à Paris.
Benoît Hamon, candidat à la primaire de la gauche, le 19 décembre 2016 à Paris. (MAXPPP)

La loi Travail est-elle responsable du plan social récemment annoncé par la direction du journal régional La Voix du Nord ? C'est ce qu'a affirmé Benoît Hamon, jeudi 12 janvier, lors du premier débat télévisé de la primaire de la gauche.

>> VIDEOS. Cinq séquences à retenir du premier débat de la primaire de la gauche

"Le plan social proposé avant l'application de la loi El Khomri avait été refusé. Il a été autorisé car désormais, la loi le permet", a affirmé Benoît Hamon. "Oui, il y a des dispositions dans la loi El Khomri qui facilitent le licenciement, et qui vont fragiliser les salariés au moment où ils cherchent à préserver leur emploi", a poursuivi le candidat.

"Les plans de sauvegarde de compétitivité existent depuis plus de vingt ans", selon El Khomri

Selon Libération, la loi El Khomri autorise les licenciements économiques en cas de baisse des commandes ou de chiffre d'affaires, y compris si l'entreprise fait des bénéfices, ce qui est le cas du groupe Rossel La Voix. Ce dernier prévoit la suppression d'"au maximum" 178 emplois. "La direction du travail avait (...) retoqué l’été dernier le premier projet de plan de La Voix du Nord, rappelle Le MondeMalheureusement pour les salariés, la loi El Khomri est passée par là."

La ministre du Travail a immédiatement protesté sur Twitter. "Non @benoithamon la #LoiTravail n'est pas responsable du plan social de La Voix du Nord", a-t-elle posté sur le réseau social, affirmant que "les plans de sauvegarde de compétitivité existent depuis plus de vingt ans".