Primaire de la gauche : Benoît Hamon l'emporte largement et devient le candidat du PS et de ses alliés à l'élection présidentielle

Le député des Yvelines a raflé 58,87% des voix au second tour selon des résultats partiels sur environ 80% des bureaux de vote, dimanche, contre 41,13% pour son rival Manuel Valls. 

Benoît Hamon lors d\'un meeting au Palais des Congrès de Montreuil (Seine-Saint-Denis), le 26 janvier 2017. 
Benoît Hamon lors d'un meeting au Palais des Congrès de Montreuil (Seine-Saint-Denis), le 26 janvier 2017.  (SIMON GUILLEMIN / HANS LUCAS / AFP)

Benoît Hamon a confirmé l'essai et remporté largement la primaire de la gauche, dimanche 29 janvier. Le député des Yvelines a raflé 58,87% des voix au second tour, contre 41,32% pour son rival Manuel Valls, selon des résultats partiels communiqués par la Haute autorité de la primaire sur environ 80% des bureaux de vote. Peu connu du grand public, l'ancien ministre de l'Education nationale, qui a été le premier à déclarer sa candidature, en août 2016, est parvenu à imposer ses thèmes durant la campagne, notamment avec sa proposition de revenu universel.

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Quel score obtient-il ? 

Avec 58,87% des voix, selon les résultats partiels de dimanche à 23h45, après dépouillement des bulletins d'environ 80% des bureaux de vote, Benoît Hamon remporte sans ambiguïté la primaire de la gauche face à l'ex-Premier ministre, Manuel Valls.

Comment analyser ce résultat ?

Benoît Hamon, porteur d'un projet social et écologiste vers "un futur désirable", a bénéficié du soutien du troisième homme de cette primaire, Arnaud Montebourg (17,5% au premier tour), et de celui de la maire de Lille, Martine Aubry. Arrivé en tête du premier tour avec 36,21% des suffrages, il disposait mathématiquement d'une réserve de voix plus importante que Manuel Valls.

Depuis son début de campagne, Benoît Hamon a réussi à créer une dynamique grâce à des idées plus novatrices que la plupart de ses concurrents, notamment son revenu universel. Celui qui se rêvait en "François Fillon de la primaire de gauche" a donc réussi son pari, au détriment de Manuel Valls, qui incarnait le bilan du gouvernement.

Ce qui l'attend maintenant 

La plus forte participation au second tour renforce la légitimité de Benoît Hamon par rapport aux deux autres principaux candidats de gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron. Mais ces deux derniers restent loin devant dans les derniers sondages. Selon une enquête d'opinion Ipsos Steria pour Le Figaro, réalisée le 20 janvier, Benoît Hamon se classerait en cinquième position au 1er tour de la présidentielle, avec 8% d'intentions de vote, contre 20% pour Emmanuel Macron et 13% pour Jean-Luc Mélenchon.

L'autre difficulté qui attend Benoît Hamon est le rassemblement d'un PS divisé, avec le risque d'un ralliement massif et immédiat des Vallsistes à Emmanuel Macron. Même si des députés de l'aile droite du PS pourraient individuellement rallier le leader d'En Marche!, Manuel Valls et ses proches semblent toutefois décidés à respecter le résultat de la primaire.