Législatives : "Hors de l'union, il n'y a pas d'avenir pour la gauche", prévient le vice-président PS de l'Association des maires de France

Pour André Laignel, "la gauche va à la défaite si elle n'est pas unie" pour les élections législatives.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
André Laignel, durant le congrès de l'Association des maires de France (AMF) le 19 novembre 2019 à Paris. (IAN LANGSDON / MAXPPP)

Les discussions pour un potentiel accord de la gauche en vue des élections législatives se sont poursuivies samedi 30 avril. "Hors de l'union, il n'y a pas d'avenir pour la gauche", a déclaré sur franceinfo André Laignel, maire socialiste d'Issoudun (Indre) et vice-président de l'Association des maires de France. Il a lancé jeudi un "appel des élus locaux pour l'union de la gauche", qui a été signé par une cinquantaine de maires.

>> Législatives 2022 : à gauche, les tractations se poursuivent pour parvenir à une union

"Il est clair que si la gauche n'est pas unie, elle va à la défaite", a-t-il insisté, rappelant que "sur le terrain, la gauche a su faire l'union et remporter de beaux succès" lors des élections municipales ou régionales. Selon lui, "il faut tenir compte de cette force qu'incarne sur le territoire les partis traditionnels de gauche et l'écologie", expliquant que le PS, comme le Parti communiste ou Europe Écologie - Les Verts, devait prendre toute leur place dans l'accord en cours de négociation avec La France insoumise.

"Sortir des égos" mais "garder ses fondations"

Pour André Laignel, le PS pourra garder son identité en cas d'accord. "Il n'y a pas de choses insurmontables dans une négociation bien menée : il faut sortir des égos, mais il faut garder ses fondations." Il en appelle aussi à l'histoire, rappelant que le programme commun de la gauche en 1981 avait été ciblé par "les mêmes critiques", mais "qu'il ne s'est jamais agi d'abandonner ce que fait le socialisme, plutôt de lui donner une capacité d'expansion".

"Se recroqueviller sur soi-même, vouloir préserver au nom du passé des choses qui sont aujourd'hui dépassées, n'a pas de sens", selon le vice-président de l'AMF. "Il faut que nous soyons capables de faire cet effort de synthèse et de rassemblement pour dégager une majorité de gauche dans notre pays", a-t-il encore expliqué.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Parti socialiste

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.