Assemblée Nationale : le RN au cœur du jeu politique

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Assemblée Nationale : le RN au coeur du jeu politique
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Sur le plateau du 23h de franceinfo, Edwige Diaz, députée Rassemblement national (RN), explique les raisons qui font que le parti d'extrême-droite occupe désormais une place centrale de l'échiquier démocratique.

Marine Le Pen a toujours dit qu'elle souhaitait que le groupe RN représente une opposition responsable. Après ces longs débats sur le pouvoir d'achat, Edwige Diaz, députée Rassemblement national de la 11e circonscription de Gironde, se dit satisfaite. "Nous avons démontré à nos électeurs qu'ils avaient bien fait de nous faire confiance et de nous avoir dotés d'un groupe puissant de 89 députés à l'Assemblée nationale. Nous montrons aux électeurs qui n'ont pas voté pour nous, que nous les représentons, que nous portons leurs envies, face, souvent à un gouvernement qui s'enferme dans le sectarisme", considère-t-elle.

Des postes à responsabilité

Néanmoins, malgré l’importance numérique du RN, ce sont davantage les Républicains qui ont été les faiseurs de roi, sur les prix des carburants notamment. "LR, en ce qui concerne l'augmentation des retraites à hauteur de 500 millions d'euros, ont trahi leurs électeurs. (...) Mais le Rassemblement national a été très utile. Si Marine Le Pen n'avait pas autant parlé de pouvoir d'achat pendant la campagne présidentielle, nous ne serions pas en ce moment en train de voter des mesures en faveur du pouvoir d'achat. Si elle n'avait pas mis le doigt sur l'insécurité qui gangrène la France, monsieur Darmanin ne nous aurait pas présenté un projet de loi visant à durcir nos mesures en matière de sécurité et d'immigration", martèle Edwige Diaz.

Caroline Colombier, députée RN de Charente, a intégré la délégation parlementaire aux renseignements. Frank Giletti, lui, est rapporteur du budget de l'armée de l'air. Bruno Bilde est à la Cour de justice de la République. Des postes stratégiques qui font rentrer le Rassemblement national, originalement antisystème, dans le rang. "À l'époque, nous étions un parti de contestation, puis nous sommes devenus un parti d'opposition et aujourd'hui nous sommes devenus un parti très institutionnalisé. Les responsabilités qui ont été confiées à des députés du Rassemblement national démontrent que nous entendons gouverner la France à partir de 2027", souligne-t-elle.

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