VIDEO. "S'il y a expulsions, ça va se tendre" à Notre-Dame-des-Landes

La coprésidente du groupe des députés écologistes, Barbara Pompili, a mis en garde jeudi le gouvernement contre un risque de nouvelles tensions dans le cas d'expulsions d'opposants à l'aéroport nantais.

Francetv info

NOTRE-DAME-DES-LANDES – La coprésidente du groupe des députés écologistes, Barbara Pompili, a mis en garde le gouvernement  jeudi 13 décembre, contre un risque de nouvelles tensions dans le cas d'expulsions d'opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). "S'il y a expulsions, ça va se tendre", a affirmé sur Canal+ la députée de la Somme, faisant référence à l'autorisation, mardi, du tribunal de grande instance de Saint-Nazaire de détruire des nouvelles cabanes bâties sur le périmètre du futur aéroport, qui sont devenues le symbole de la lutte contre ce projet.

"On n'est pas à deux minutes près. Les cabanes, c'est pas le problème pour l'instant. La question, c'est le débat" autour de ce projet, a ajouté l'élue écologiste à l'adresse du gouvernement. Selon Barbara Pompili, de telles expulsions risqueraient de "gâcher" la "transition politique" en cours sur le dossier, car "la politique a repris la main", avec la mise en place d'une "commission de dialogue" et d'une "commission scientifique""Il faut les laisser travailler et une fois qu'elles auront travaillé, on pourra conclure", a-t-elle poursuivi. "Les gens sont prêts à dialoguer. Ne provoquons pas les choses", a insisté Barbara Pompili. "Il y a quelques extrémistes, mais ils sont vraiment ultra-minoritaires."

 

Des gendarmes surveillent des opposants au projet d\'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le 12 décembre 2012 près de Nantes (Loire-Atlantique).
Des gendarmes surveillent des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le 12 décembre 2012 près de Nantes (Loire-Atlantique). (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)