Cet article date de plus de trois ans.

Epouvantail à l'effigie de Collomb, fanfare: les opposants à Notre-Dame-des-Landes fêtent l'abandon du projet d'aéroport

Au même moment, à quelques kilomètres de là, plus de 150 personnes qui étaient favorables au nouvel aéroport manifestent pour dénoncer son abandon, sous des banderoles  "Macron trahison".

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
Des opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) manifestent, le 10 février 2018, pour fêter l'abandon du projet. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

Ils sont venus de toute la France et parfois même d'autres pays européens pour célébrer l'événement. Des milliers d'opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ont afflué sur la ZAD, samedi 10 février, pour fêter leur victoire : l'abandon du projet, après un demi-siècle de controverse. 

Une ambiance de carnaval

Le cortège s'est ébranlé dans une ambiance digne d'un carnaval, avec fanfares et chars. L'occasion également pour le mouvement très hétérogène des anti-aéroport de réaffirmer leur détermination à gagner l'autre bataille : celle de la gestion collective du bocage et de ses 1 650 hectares.

Un épouvantail à l'effigie de Gérard Collomb prêt à être incendié

Les manifestants ont également préparé un épouvantail géant qu'ils ont prévu d'embraser à la fin du cortège. Il représente le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, qui a promis avec fermeté  d'évacuer la ZAD de ses "éléments les plus radicaux" maintenant que le projet est abandonné. Une grande effigie de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes sera également brûlée, dans le champ de la ferme de Bellevue, occupée depuis janvier 2013 par un collectif de paysans anti-aéroport.

Les élus écologistes présents

De nombreux élus et responsables écologistes ont fait le déplacement, à l'image de l'eurodéputé Yannick Jadot ou de la sénatrice Esther Benbassa.

Les partisans du projet manifestent aussi

Au même moment, plus de 150 personnes ont manifesté à quelques kilomètres de là, Bouguenais, près de Nantes, pour dénoncer l'abandon du projet de nouvel aéroport. Ils ont glissé leurs cartes d'électeurs dans un cercueil disposé à cet effet. Une couronne mortuaire, composée elle aussi de cartes d'électeurs avait été placée sur ce cercueil.  Certains arboraient des pancartes "La violence a gagné" ou "Macron trahison". 

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Notre-Dame-des-Landes

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.