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"Merci Nicolas d'avoir démissionné" après avoir avalé "beaucoup de choses indigestes"

L'association écologiste Robin des bois s'est félicitée de la démission du ministre de la Transition écologique et solidaire.

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Radio France
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Jacky Bonnemains, porte-parole de l'association "Robin des bois". (THIERRY CREUX / MAXPPP)

"Merci Nicolas d'avoir démissionné", a déclaré sur franceinfo mardi 28 août Jacky Bonnemains, porte-parole de l’association écologiste Robin des bois, après l'annonce du départ de Nicolas Hulot du gouvernement.

>> DIRECT. Les conséquences de la démission surprise de Nicolas Hulot

"J’espère que d’autres [démissions] suivront, même si [les ministres] sont bien appâtés dans des cages d’or de la macronie", a-t-il poursuivi. Le ministre de la Transition écologique et solidaire a compris "qu’il était condamné à reculer, à reculer, à reculer, à reculer. Et à force de reculer, on perd tout, on perd l’équilibre", a expliqué le porte-parole de l'association écologiste.

C’est une nouvelle tout à fait prévisible. Il se mentait, il mentait depuis des mois et des mois. Il a avalé beaucoup de choses indigestes

Jacky Bonnemains

à franceinfo

Mais, "le plus grave, c’est l’érosion du pouvoir du ministère de l’Écologie", a déploré Jacky Bonnemains. Nicolas Hulot est "très sensible à la biodiversité. Et ça a sans doute été pour lui la nausée, que d’être confronté à ces gens qui font du lobby pour réhabiliter la chasse", a-t-il ajouté, alors qu'une réunion se déroulait lundi à l'Elysée en présence de représentants de chasseurs"Les chasseurs ont tué net le ministre", a-t-il estimé.

"Il était très mal à l’aise [dans ce gouvernement]. Il doutait, il souffrait. Il était en porte-à-faux. Il a cru pouvoir influencer l’équipe de Macron. En fait, tout se décide chez le Premier ministre. Je pense que monsieur Macron qui est un acharné de la simplification devrait aller jusqu’au bout et supprimer le ministère de l’Ecologie", a martelé le porte-parole de l'association écologiste Robin des Bois.

"Il était bloqué"

"15 mois c’est insuffisant pour sauver la France du massacre écologique. Le pire pour Nicolas [Hulot] ce n’est pas ces 15 mois-là, mais les années à venir où il savait qu’il était bloqué, et qu’il ne pouvait pas avancer", a déploré Jacky Bonnemains. Nicolas Hulot a compris au fil des mois qu'il était "impuissant à renverser la tendance imposée par le président de la République, qu’il a perdu tout pouvoir d’influence bénéfique sur l’ensemble du gouvernement".

"Il a servi à quelques avancées", comme pour Notre-Dames-des-Landes, ou encore les restrictions sur le glyphosate, a toutefois estimé le porte-parole de Robin des Bois. "Il n’a pas eu que des échecs mais manifestement, il a pas eu assez de succès, puisqu’il s’en va. C’est justement parce que c’est un ministre aimé de la population qu’il a pris cette décision pour ne pas trahir les gens. Là, il est bon, il est très bon", a jugé Jacky Bonnemains. Mais, il a en face de lui des "têtus, des vieux, genre Travers à l’agriculture, Lecornu, ce n'est pas un vieux, mais c’est un ambitieux, il rêve d’être président de la Normandie, il n’y connaît rien en écologie. Ça n’aide pas", a-t-il dit sur franceinfo.

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