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"Madame le président" : le député UMP Julien Aubert persiste et signe

L'élu publie une tribune sur Le Figaro Vox. Il reproche aux médias d'avoir davantage médiatisé la polémique que le fond du débat sur la transition énergétique.

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France Télévisions
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Le débuté UMP Julien Aubert à la tribune de l'Assemblée nationale, le 14 octobre 2014, lors des débats sur la loi sur la transition énergétique. (MARTIN BUREAU / AFP)

Coutumier des coups d'éclat, le député UMP Julien Aubert persiste et signe. L'élu du Vaucluse publie une longue tribune sur Le Figaro Vox, vendredi 17 octobre, où il revient une nouvelle fois sur son refus de féminiser le titre de président de l'Assemblée nationale.

"Citoyen, autrefois j'étais à ta place, dans mon canapé"

"Citoyen, je t'écris parce que je suis inquiet, comme toi, pour mon pays et la démocratie", écrit le député, tutoyant son lecteur. Et au "citoyen" qui s'interroge sur son combat grammatical, Julien Aubert répond : "Moi aussi, car autrefois, j'étais à ta place, dans mon canapé, face au flot incessant de scandales et d'épiphénomènes." Julien Aubert, connu pour ses coups d'éclat, assure pourtant s'être engagé en politique pour lutter contre une "vie politico-médiatique" marquée par les "polémiques du jour" et "l'absence de débat de fond".

Critiquant le "tintamarre médiatique incroyable" autour de sa déclaration, il regrette qu'"aucun journal, ou presque, n'a voulu parler" des dizaines d'heures de travail passées sur le projet de loi sur la transition énergétique, et qu'une tribune qu'il avait rédigée sur le coût du texte n'ait "même pas trouvé preneur". Il se dit "peu fier" que la notoriété qu'il estime avoir acquise "procède d'une polémique futile."

"Nous ne sommes pas en 2014, mais en 1984"

Futile certes, mais Julien Aubert estime que la violence de la réaction à ses propos est "caractéristique des maux dont souffre notre démocratie" : "Au nom des libertés, lynchons-le ! Coupable, forcément coupable pour les bien-pensants !" Aucune analogie n'est trop forte pour dénoncer l'acharnement dont il s'estime victime : "Nous ne sommes pas en 2014, mais en 1984 : Orwell s'était trompé de trente ans" écrit le député.

Il conclut son texte par une anaphore s'adressant au "citoyen", l'appelant à "mettre fin au lent déclin de la démocratie représentative" en adressant aux politiques "le mot de Cambronne".

Sur la féminisation, "la propagande a joué à plein"

Quant au fond de l'affaire, Julien Aubert estime qu'il n'est pas en tort sur la féminisation du titre de présidente de séance, mais que "la propagande du parti au pouvoir a joué à plein". Il s'étonne que "certains médias de gauche" aient donné raison à la présidente de séance, Sandrine Mazetier, contre l'avis exprimé par l'Académie française"L'article 71 du règlement de l'Assemblée nationale qui sert de base à la sanction est lui-même ainsi rédigé : 'Le Président rappelle à l'ordre...'" assure-t-il.

Une instruction de l'Assemblée nationale stipule pourtant que "les fonctions exercées au sein de l'Assemblée sont mentionnées avec la marque du genre commandé par la personne concernée". 

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