VIDEOS. Primaire à droite : les séquences qu'il ne fallait pas rater pendant le dernier débat télévisé

A trois jours du premier tour, les candidats ont débattu, jeudi, sur le plateau de France 2.

Le troisième et dernier débat télévisé avant le premier tour de la primaire à droite, le 17 novembre 2016 sur France 2.
Le troisième et dernier débat télévisé avant le premier tour de la primaire à droite, le 17 novembre 2016 sur France 2. (MAXPPP)

C'était leur dernière occasion de se faire entendre. Les sept candidats à la primaire à droite ont échangé, jeudi 17 novembre, sur le plateau de France 2 et l'antenne d'Europe 1, lors du troisième et dernier débat télévisé. A trois jours du premier tour, ils ont adressé quelques piques à leurs rivaux, mais aussi aux journalistes sur le plateau. Morceaux choisis.

Quand Sarkozy juge "honteux" d'être interrogé sur Takieddine

"Avez-vous, oui ou non, reçu de l'argent liquide de Libye pour financer votre campagne de 2007, comme l'a affirmé l'intermédiaire Ziad Takieddine ?" Face à cette question de David Pujadas, Nicolas Sarkozy a d'abord haussé les sourcils, puis laissé un long silence. Avant de répondre, sur la forme seulement : "Quelle indignité... Nous sommes sur le service public... Vous n'avez pas honte de donner écho à un homme qui a fait de la prison, qui a été condamné à d'innombrables reprises pour diffamation et qui est un menteur ? Ce n'est pas l'idée, voyez-vous, que je me fais du service public. C'est une honte."

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Quand Le Maire dénonce les "leçons" d'Elkabbach

Après que Jean-Pierre Elkabbach a demandé au candidat pourquoi son mot d'ordre sur le renouvellement "ne fonctionn[ait] pas", le député de l'Eure a fait part de son étonnement : "Qu'est-ce qui vous dit que ça ne va pas fonctionner ? Vous connaissez déjà le résultat de dimanche ?" Le journaliste lui a alors donné rendez-vous "lundi matin" pour "en parler", suscitant l'indignation du candidat : 

Monsieur Elkabbach, je suis candidat à la primaire, ça mérite tout simplement le respect de votre part, et je n'ai pas à recevoir de leçons de votre part sur ma candidature. Ce sont les Français qui jugeront, ce n'est pas vous.Bruno Le Mairesur France 2

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Quand NKM dénonce les questions sur Macron

Visiblement, Nathalie Kosciusko-Morizet n'apprécie pas le timing de la candidature d'Emmanuel Macron à la présidentielle. "On a fait 20 minutes dans le dernier débat sur François Bayrou, peut-être qu'on peut éviter de faire 20 minutes dans ce débat-là sur Emmanuel Macron, et passer à nos projets", a demandé la députée de l'Essonne.

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Quand Poisson gaffe en géographie

Jean-Frédéric Poisson a reçu quelques leçons de géographie de la part de ses rivaux. Nathalie Kosciusko-Morizet lui a d'abord fait remarquer "un lapsus", après qu'il a eu cette expression : "Si ça marche très bien en Martinique et en Guadeloupe, il n'y a pas de raison que ça ne marcherait pas en France" (il voulait probablement parler de "France métropolitaine"). Le candidat a ensuite eu le malheur de présenter la Corse comme "un département", avant d'être repris par Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, qui ont rappelé l'existence de deux départements en Corse.

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Quand Fillon dénonce un débat "spectacle"

Avant la dernière séquence de l'émission, durant laquelle les candidats pouvaient s'adresser les uns aux autres, François Fillon a critiqué ce format. "On n'est pas là pour s'interpeller les uns les autres, a-t-il dit. C'est tout le problème de la conception que vous avez, de plus en plus, de ces débats, en termes de spectacle, pas en termes de fond." David Pujadas lui a adressé cette réponse : "Il y a eu des discussions avant cette émission, c'est la position que vous avez prise."

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Quand Sarkozy critique "l'identité heureuse" de Juppé

Nicolas Sarkozy s'est lancé dans une tirade contre le concept "d'identité heureuse", cher à Alain Juppé. "Je pense qu'il n'y a pas d'identité heureuse quand il y a six millions de chômeurs et le plein-emploi en Allemagne", a-t-il notamment lancé. "Je crois que les Français m'ont parfaitement compris, ils savent très bien que je mesure bien que la France ne nage pas dans le bonheur aujourd'hui", lui a répondu Alain Juppé.

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Quand NKM rhabille les ténors pour l'hiver

Lors de son mot de conclusion, Nathalie Kosciusko-Morizet a eu une allusion caustique à l'égard de ses principaux concurrents. "Il y a plusieurs projets qui sont proposés, a-t-elle dit. Il y a la revanche, la nostalgie, la déprime, un renouveau qui voudrait se limiter à changer les hommes..." Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire, dans l'ordre, apprécieront.

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